Une de mes correspondantes évoque les récits d'une femme d'environ cinquante ans qui souffre terriblement d'angoisse. Elle court les charlatans à des prix exorbitants.
Elle n’est pas la seule victime de ces bonimenteurs. Ceux-ci viennent même vendre leurs prestations dans des réunions publiques et associatives telles que France Alzheimer ou d’autres associations généreuses les organise. Ils ou elles sautent sur le premier malheureux venu -souvent une malheureuse- qui vient se plaindre de sa situation d’aidante ou de personne aidée, pour lui proposer sa naturopathie ou autre psychologie au nom parfois inconnu. Le tout bien sûr sous le vernis d’un nécessaire accompagnement d’une personne vulnérable et isolée. On vient ainsi « faire son marché » pour recruter des clients qui ont eu le mérite d’oser exprimer leur souffrance et cherchent de l’aide.
Déjà, le fait d’être un professionnel, médecin, infirmière, psychologue diplômé, directeur d’établissement, doit rendre circonspect quant à la possibilité de conflits d’intérêt. On imagine à peine cette nécessaire précaution quand des « psys » ou autres thérapeutes alternatifs autoproclamés souhaitent pour le moins se faire connaitre par le biais du public fragile recourant à une association d’aide.
Responsables d’associations, ne soyons pas dupes !