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Grande Bretagne : pour une fin de vie digne

Publié le par  Louis Lacaze

Source : https://www.amazon.co.uk/

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Voici le résumé d’un article un peu ancien (2013), mais qui demeure d’actualité.

L’absence de communication entre les médecins, les familles et les patients arrive en tête des reproches des citoyens britanniques. Une patiente en fin de vie n’a pas pu dire adieu à son mari après plus de 70 ans de vie commune. Les enfants ne peuvent pas se préparer progressivement à la perte d’un parent. 

Ce manque de communication peut conduire à de sévères contresens. Si le patient cesse d’être alimenté et hydraté, la famille va reprocher aux soignants leur cruauté, parler de pratiques barbares. Une information correcte montrerait que cesser de vouloir s’alimenter et s’hydrater indique que la fin est proche.

Une autre erreur à corriger concerne les soins palliatifs : ils n’apportent pas la mort mais peuvent la retarder et surtout visent à la rendre le moins difficile possible.

Une charge de travail importante explique le manque de disponibilité du personnel soignant : 37% des médecins britanniques estiment ne pas pouvoir travailler correctement et devoir concentrer leur attention sur les patients qu’ils peuvent stabiliser. Par ailleurs 75% de la population éprouve de la gêne pour parler de la mort, 30% seulement a demandé à un proche en fin de vie d’exprimer ses souhaits. 

Les solutions suggérées passent par un allégement des conditions de travail du personnel soignant, une meilleure formation des jeunes médecins et des étudiants en médecine, tout cela dans un contexte de sévères restrictions budgétaires.

Ceci ne vous rappelle-t-il rien ? 

Source 

Elizabeth (Liz) Dzeng.  Dying with dignity – what next after the Liverpool care pathway? 

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L’avenir mortifère ?

Publié le par Bernard Pradines

L’avenir mortifère ?

Un exemple aux Pays-Bas. Traduction personnelle (Bernard Pradines)

En 2016, une gériatre a euthanasié aux Pays-Bas une femme âgée atteinte de la maladie d’Alzheimer qui, quatre ans plus tôt, peu après avoir été informée de ce diagnostic, avait indiqué qu’elle souhaitait mourir lorsqu’elle ne serait « plus en mesure de vivre à domicile ». Finalement, cette personne fut admise dans une maison de retraite ; son mari demanda alors à la gériatre de l’établissement d’entamer une procédure d’aide médicale à mourir. La gériatre, ainsi que deux autres médecins, estimèrent que la femme « souffrait de manière désespérée et insupportable ».

Le jour de l’euthanasie, la gériatre décida d’ajouter subrepticement un sédatif dans le café de la patiente ; elle expliqua plus tard que ce geste visait à « prévenir une lutte » et qu’elle l’avait fait en secret parce que la patiente aurait « posé des questions » et « refusé de s'y soumettre ». Mais lorsque les injections commencèrent, la patiente réagit et tenta de se redresser. Sa famille aida alors à la maintenir jusqu’à la fin de la procédure, à savoir jusqu'au décès.

Cette affaire entraîna la première enquête pénale menée au titre de la loi néerlandaise sur l’euthanasie. La gériatre fut acquittée par un tribunal de district en 2019, et cette décision fut confirmée par la Cour suprême des Pays-Bas l’année suivante.

Références :

Miller DG, Dresser R, Kim SYH. Advance euthanasia directives: a controversial case and its ethical implications. J Med Ethics. 2019 Feb;45(2):84-89. doi: 10.1136/medethics-2017-104644.

Elaina Plott Calabro. Canada is killing itself. The Atlantic. Consulté le 26 août 2025 : https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2025/09/canada-euthanasia-demand-maid-policy/683562/

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