Géolocalisation et démocratie

Publié le par Bernard Pradines

Aussi longtemps que le déni de la démence se conjuguera à l'amalgame avec des procédés de dictature, d'autres personnes âgées mourront de froid en hiver dans nos EHPAD.

Pourtant, les moyens techniques existent pour éviter de tels drames.

Selon APM citant Michèle Delaunay, l'usage de "dispositifs de géolocalisation à des fins de protection de la personne" devra notamment "être discuté".

Cette mesure, tant redoutée au vu des Droits de l'Homme, ne devrait pas être repoussée sur des arguments éthiques comme c'est le cas justifié dans la surveillance abusive à visée répressive, politique, syndicale, religieuse ou pour toute autre opinion.

Il s'agit ici de malades et non de personnes saines. Le fond de ce déni me semble se situer dans la mauvaise conscience à enfermer des personnes âgées contre leur gré, loin de leur famille si culpabilisée.

Une fois de plus se pose le problème de l'utilisation des moyens de surveillance, donc in fine celui du respect des personnes et de la démocratie dans l'institution.

Publié dans éthique, géolocalisation

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