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Teigneux et chipies ne s’améliorent pas avec l’âge

Publié le par Louis Lacaze

Teigneux et chipies ne s’améliorent pas avec l’âge

Au cours des vingt dernière années, de nombreuses études ont abordé les problèmes de maltraitance dans les établissements d’accueil des seniors. Une maltraitance infligée en majorité par des membres de la famille, plus rarement par des soignants. Une nouvelle étude, dirigée par le Dr Pillemer, professeur de gériatrie à l’université Cornell aux Etats-Unis vient d’être publiée. Elle porte sur les actes de maltraitance dont seuls les résidents sont responsables.

 Cette étude concerne dix établissements et plus de 2000 résidents. Au cours d’une période de 4 semaines :

- un résident sur cinq a été impliqué dans un acte de maltraitance,

- 16% des résidents ont été violemment apostrophés ou insultés,

- 10,5% ont vu des intrus entrer dans leur chambre, parfois fouiller dans leurs affaires,

- 6% ont reçu des coups ou ont été mordus,

- 1% ont été victimes d’incidents à caractère sexuel (paroles, exposition, contacts physiques, propositions).

Les auteurs de brimades peuvent aussi bien être des hommes que des femmes. Ils sont souvent atteints de démence légère, agressifs, désagréables de nature et ont gardé la capacité de se déplacer.

Voici quelques exemples concrets :

- le clan des octogénaires refuse d’accueillir une nonagénaire et inversement.

- les chaises vides dans un groupe ne sont jamais libres, donc refusées à autrui.

- les équipes de jeux sont toujours au complet.

On peut imaginer la douleur  des familles mises au courant de ces situations par leur parent. Alors qu’elles sont déjà souvent culpabilisées pour avoir placé la grand-mère en maison de retraite. Se retrouver désarmé face à des comportements qu’on croyait disparus à la sortie des écoles primaires est pour elles un véritable cauchemar.

Les auteurs de l’étude soulignent que ces brimades sont rarement signalées, parfois difficiles à repérer et pensent que le personnel des établissements d’accueil a besoin de recevoir une formation lui permettant de réagir efficacement face à de telles situations.

Sources

Un article de New-York Times : Mean Girls in the Retirement Home  By Jennifer Weinerjan.

http://www.nytimes.com/2015/01/18/opinion/sunday/mean-girls-in-the-retirement-home.html?_r=0

L’étude du Dr Pillemer : Study Highlights Prevalence of Mistreatment Between Nursing Home Residents

http://weill.cornell.edu/news/pr/2014/11/study-highlights-prevalence-of-mistreatment-between-nursing-home-residents-pillemer-lachs.html  

Publié dans maltraitance

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Définition du médecin et du patient idéal

Publié le par Papi

A – Le médecin idéal

Pour tenir compte de l’évolution de la profession, le féminin sera employé.

- Elle fait des consultations à domicile, visite ses patients hospitalisés, respecte toujours les horaires de ses rendez-vous.

- Elle est à la fois très proche, très objective et très professionnelle.

- Dès la première visite, elle établit toujours un diagnostic correct et remplit un dossier sur son ordinateur.

- Elle ne prescrit jamais d’examens inutiles mais prescrit toujours ceux qui s’imposent.

- Elle est toujours souriante, même lorsque les patients sont désagréables

- Vous pouvez lui téléphoner à toute heure pour la consulter (gratuitement) au sujet de vos problèmes et réclamer une ordonnance ou son renouvellement (gratuitement).

- Elle est toujours à votre disposition malgré le temps qu’elle doit consacrer à la cascade de formalités administratives que lui imposent des bureaucrates qui n’ont jamais soigné de malades ni assisté à un seul cours de médecine.

B- Le patient idéal

- Il arrive toujours à l’heure à ses rendez-vous bien que son docteur ait toujours du retard.

- Il ne consulte jamais son médecin pour des broutilles mais toujours sans attendre pour les affections sérieuses.

- Il ne consulte jamais Internet, il sait qu’on y trouve plus souvent le pire que le meilleur.

- Il n’a jamais fait médecine mais il sait reconnaitre les symptômes les plus importants et peut les décrire dès le début de la consultation. Il ne donnera ni l’impression de tout savoir ni d’être totalement ignare.

- Il évite de prononcer un diagnostic et de faire de l’automédication, même à base de plantes.

- Il se rend chez tous les spécialistes qu’il doit rencontrer, expose à chacun uniquement les symptômes qui concernent sa spécialité, sachant qu’ils auront une perception correcte de son état de santé général.

- Il accepte de subir tous les examens, analyses, soins qui peuvent lui être prescrits, aussi désagréables qu’ils puissent être.

Sources

Perfect Patient Meet Perfect Physician texte publié sur un blog de médecins des Etats-Unis

http://www.kevinmd.com/blog/2015/01/perfect-patient-meet-perfect-physician.html  

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