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Vous rencontrez un(e) patient(e) ? Les sept premières secondes ont une importance capitale

Publié le par Bernard Pradines

Vous rencontrez un(e) patient(e) ? Les sept premières secondes ont une importance capitale

Le personnel médical et les bénévoles ont pour objectif principal d’apporter un soulagement, un certain bien-être aux personnes rencontrées. Alors, si vous en êtes l’un ou l’un d’entre eux, les techniques de communication prennent toute leur importance.

Personne n’aime s’entendre dire que ses qualités relationnelles sont limitées. Aussi les spécialistes en communication recommandent-ils d’user de diplomatie.

Une mauvaise première impression s’imprime dans le cerveau. Il sera très difficile de la corriger même si elle est injustifiée.

Le tout premier contact doit créer un sentiment de confiance destiné à suggérer une perception positive de votre personne. Le processus ne prend que quelques secondes, exactement sept d’après des chercheurs qui pensent que ce réflexe date du temps préhistorique car nos lointains ancêtres devaient réagir très vite lorsqu’ils croisaient un inconnu.

Ils insistent d’abord sur l’expression faciale. Sourire n’est pas spontané chez tout le monde alors qu’il s’agit d’un comportement essentiel pour montrer son intérêt et sa disponibilité. Un visage fermé indique un manque total d’intérêt pour la personne qui vous fait face, voire de l’hostilité.

Un bon contact visuel doit être maintenu pendant les toutes premières secondes. Ne pas succomber à la tentation de laisser errer votre regard vers le fichier, l’ordinateur, les chaises dans la pièce. Ainsi, votre interlocuteur comprendra qu’il bénéficie de toute votre attention.

Votre façon de vous déplacer et vos gestes auront de l’importance. Vous êtes pressé ? Ne le montrez pas ! Votre attitude posturale, vos mouvements incluant la marche doivent renvoyer une impression de compétence, de convivialité : le visiteur ou le visité la percevra immédiatement.

Référence :

Of course, the job of any doctor is first and foremost to heal their patient in whatever way they can. That’s what all the medical school and residency training was all about: to get them to a position where they can safely and competently do this. But the crucial aspect of health care which is notoriously under-taught, is how to communicate with your patients.

Publié dans relations, médecin, bénévoles

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La nature de la souffrance et les objectifs de la médecine

Publié le par Louis Lacaze

La nature de la souffrance et les objectifs de la médecine

La médecine considère la souffrance comme une perte du sens de soi, un fossé qui s’ouvre en soi et crée un espace qui s’interpose entre mon moi et moi-même, entre le mode où je me trouve et le monde ou la vie où j’aimerais me trouver. Or de nos jours, notre société et le monde médical peuvent cultiver l‘idée selon laquelle la douleur et la souffrance doivent être bannies, en particulier lorsque la mort approche.

Des spécialistes en soins palliatifs, aux premiers rangs dans la lutte contre la douleur et les autres symptômes pénibles, pensent que la médecine est partie dans une mauvaise direction si elle soigne seulement avec des médicaments toute une variété de souffrances physiques et/ou psychologiques d’origines variées : culturelles, sociales, politiques, spirituelles ou religieuses. L’explication est simple : la pharmacologie est la seule discipline à laquelle les médecins ont été vraiment formés au cours de leurs études. En tout cas, il y aurait beaucoup d’orgueil dans la prétention de soulager toute souffrance ; comment évaluer quelle est la souffrance d’autrui ? Nos compétences nous permettent-elles de toujours la soulager ? Vers où nous tourner après échec ?

Plutôt qu’un signe de pessimisme et de découragement, le catalogue des difficultés incite à la modestie, qualité traditionnelle reconnue de tous ceux qui luttent contre la souffrance.

Si la personne ne peut pas s’exprimer, nous revenons à une observation attentive des comportements chez le patient non verbalisant. L’avis des infirmières est précieux. Si elles pensent qu’il souffre, elles peuvent s’appuyer sur des arguments venant compléter ou infirmer une impression préliminaire. Par exemple, nous avons souvent évoqué sur ce blog les manifestations non verbales des douleurs.

Dans le domaine psychique, il n’est pas aisément loisible de trouver un sens à la vie d’autrui à sa place, à se reconstruire une identité et à ne plus souffrir. L’avis des psychiatres et des psychologues, quand il est disponible, est en tout cas indispensable.

Source

Geripal animé par Alex Smith MD et Eric Widera MD  The Nature of Suffering: BJ Miller and Naomi Saks

Today we talk about suffering in the many forms we encounter in palliative care.  Our guests are BJ Miller, palliative care physician …and Naomi Saks, chaplain at UCSF. 

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