Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

EHPAD demain : des pistes ?

Publié le par Bernard Pradines

Image en lien avec le site : https://villagealzheimer.landes.fr/actualites/veiller-au-bien-etre-des-villageois-tout-en-les-protegeant

Image en lien avec le site : https://villagealzheimer.landes.fr/actualites/veiller-au-bien-etre-des-villageois-tout-en-les-protegeant

Question incongrue pour qui pare au plus pressé. Vite le statu quo ante ! Pourtant penser n’est-il pas indispensable quand le besoin d’EHPAD1 se perpétue nonobstant décès par pandémie, difficultés d’embauches de personnels et maintien ardu de relation habituelle entre résidents et familles ? Les propositions ne manquent pas. Vous en trouverez sur ce site en tapant « EHPAD demain ». Je souhaite insister sur certains points.

La famille s’est fragilisée, l’EHPAD ne disparaîtra pas de sitôt : ruralité effondrée, salariat généralisé, précarité, dispersion, instabilité par divorces et monoparentalité, vieillissement des aidants « naturels », surface des logements, etc. D’où une migration croissante des aînés, le plus souvent involontaire, vers des établissements  : « au 31 décembre 2019, près de 11 000 structures d’hébergement »... « proposent 770 000 places d’accueil, les EHPAD en offrant 70 %. » Entre 2011 et 2015, voici les aînés plus nombreux, âgés et dépendants. Un quart des français y passent la fin de leur vie en 2015.

L’allongement de la durée de la vie a fait son œuvre, accompagnée des pathologies chroniques. Les exigences de soins couronnent leur alliance, nolens volens.

Envisager l’EHPAD de demain, c’est le considérer comme historiquement nouveau.

Le concevoir, c’est situer ces personnes, souvent malades, à la jonction des deux traditions : la famille et les établissements. C’est emprunter au passé des désirs collectifs, familiaux et individuels. C’est percevoir une dynamique liée à la condition féminine, au travail et au domicile. C’est voler au futur la puissante aspiration à la relation humaine dans la vie quotidienne timidement évoquée avec l’interdisciplinarité.

Nostalgie ? Les « villages Alzheimer » de Weesp, Langley, Monza ou Dax comportent des maisonnées de plain-pied avec seulement sept à huit habitants, peut-être moins sujettes aux canicules et contaminations, groupant leurs occupants par affinités, pourvues de rues et de places donnant sur des facilités telles qu’épicerie, restaurant, salon de coiffure ou lieux de distraction... sans oublier l’église en Italie ! Un monde écologique voire bucolique où les animaux sont de retour. A observer autant qu’« ouverture hors les murs », structures intermédiaires, passerelles, parcours, filières, réseaux, coopérations et mutualisations, numérique, télémédecine. Ouf !

C’est oser le « comme à la maison », pas seulement dans des chartes, discours et écrits apologétiques. Les prétentions de l’entourage n’ont pas cessé ; elles perpétuent les prérogatives ancestrales quand l’âgé s’affaiblissait. C’est redonner sa place à la famille en la conciliant avec une évolution respectueuse de l’autonomie individuelle de l’ancien. Aïe !

Si le constat se confirme que les EHPAD deviennent des USLD2, il faut s’inspirer des aspects positifs et négatifs de ces structures réduites des deux tiers au cours des vingt dernières années. Accepter qu’ils sont à la fois de lieux de vie, de soins et de fin de vie, d’où entre autres la redéfinition souhaitable du rôle du médecin coordonnateur. Admettre, courageusement, qu’il sont à la fois onéreux et pour beaucoup des lieux de privation de liberté.

C’est éloigner l’image à défendre et la peur contre-productive de « l’EHPAD-bashing ». C’est oser l’éthique de la transparence et la démocratie participative qui restent à créer ou à amplifier, la publicité du budget, proscrire le langage technocratique, amplifier la protestation contre le déficit en personnels, pour améliorer leurs salaires et leurs formations. C’est contester le prisme de la rentabilité, du profit et de l’actionnariat avec leur dérive abhorrée des français vers la marchandisation. C’est surmonter la résignation de l’absence d’alternative.

Donner de leçons en temps de catastrophe ? Plutôt vous dire les défis colossaux à la mesure de nos espoirs.

1EHPAD : terme français désignant les Établissements pour Personnes Âgées Dépendantes, anciennes maisons de retraite, équivalent partiellement exact des CHSLD québécois, RSA italiennes ou nursing homes américaines.

2USLD : Unité de Soins de Longue Durée, anciens Longs Séjours, qui sont des services généralement hospitaliers à vocation d’accompagnement de personnes présentant des états pathologiques graves et instables.

Partager cet article
Repost0

Une solution élégante, peu onéreuse et humanitaire

Publié le par Bernard Pradines

Image de Thaïlande issue du site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tha%C3%AFlande

Image de Thaïlande issue du site : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tha%C3%AFlande

Je tombe un peu par hasard sur une publicité susceptible d’intéresser nos lecteurs.

Le site Internet ne s’adresse pas à vous mais à votre famille. Ceci vous évite de prendre vous-même une décision importante qui vous concerne directement. C’est bien plus confortable.

 

La famille

Je cite :

« Quand une famille nous contacte nous nous sentons investis comme s’il s’agissait de nos propres parents.

Après avoir définis les besoins, nous mettons tout en œuvre pour trouver une solution sur mesure.

Notre plus grande satisfaction : le soulagement des familles sachant leurs parents parfaitement entourés. »[1]

 

Le tarif

« Un tarif mensuel hors compétition.

Un tarif mensuel que l’on ne peut trouver en Europe à confort et service égal.

2,800 € par mois avec une assistante personnelle aide-soignante par résident.[2] »

 

La démédicalisation

L’esprit du temps étant à la démédicalisation, votre désir sera honoré.

« Tout en répondant à une ambition en matière de santé et sécurité maximum, notre approche est innovante, sociale plutôt que médicale, afin d’améliorer la qualité de vie et le bien-être de nos résidents et de leurs aidants.[3] »

 

Ce que j'en pense :

Certes les voyages aériens au long cours sont décriés pour leur caractère polluant et participent au réchauffement climatique. Mais vous ne me ferez pas croire qu’ils représenteraient ici un trafic significatif.

Certes les visites des leurs sont le premier désir exprimé par les résidents que j’ai soignés. Justement, ces visites permettront de connaitre un pays touristique et d’aider ainsi un peuple en difficulté. Une vraie démarche humanitaire pour votre parent et pour un pays en souffrance à qui vous donnerez du travail.

Partager cet article
Repost0