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Que faire face à Alzheimer ?

Publié le par Bernard Pradines

Que faire face à Alzheimer ?

Voici une question lancinante maintes fois posée dans les assemblées diverses réunissant des professionnels, des familles et des amis dont un patient ou un proche est atteint par la maladie. Prochainement  nous rendrons hommage au médecin qui a donné son nom à cette affection car si son patronyme est synonyme d’effroi, son mérite n’en est pas moins grand.

En savoir davantage ? Il faut lire l’ouvrage publié par Véronique Lefebvre des Noëttes portant le même titre que cet article.

Extrait de la préface :

« Parce qu’elle a valorisé les facultés supérieures de l’esprit, les faisant l’âme même de l’homme, notre époque ne regarde plus la sénescence, le ramollissement cérébral, la décrépitude, la « gagaterie », la sénilité et la perte de la tête avec l’indulgence d’il y a peu. C’est quand la tête est devenue le tout de l’homme que sa perte est un drame. »

Sur ce thème précis, Véronique Lefebvre des Noëttes animera une visioconférence le mardi 18 octobre  2022 de 18 heures à 20 heures sous l'égide de l'Association Tarnaise de Gérontologie. S'inscrire gratuitement auprès de bpradines@aol.com

Le livre :

https://livre.fnac.com/a16038331/Veronique-Lefebvre-des-Noettes-Que-faire-face-a-Alzheimer

Publié dans Alzheimer

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André

Publié le par Bernard Pradines

Montaliès (Est-Aveyron). Fontaine sur le Causse de Séverac avec lavoir et abreuvoir

Montaliès (Est-Aveyron). Fontaine sur le Causse de Séverac avec lavoir et abreuvoir

André est né en 1929. Il est une de mes rencontres lors de mes courtes randonnées pédestres. Je l’ai connu assis devant sa vieille maison de pierre, là-haut dans un hameau aveyronnais qui jouxte le département de la Lozère.

Il est une mémoire de ce temps qui disparait peu à peu. Celui d’un monde différent, marqué par un conflit que l’on ne parviendra pas à oublier. Il est le témoin de son temps, de celles et de ceux qui le vivaient.

Il  est entré en EHPAD en décembre dernier, il y a sept mois. Pour ma part, je garde de mon expérience professionnelle la priorité des visites dans les désirs et attentes des résidents*. André ne sait pas que je vais lui rendre visite. Cette fois, il est assis dans le hall vitré d’entrée de l’établissement, mais reste toujours tourné vers l’extérieur. Je salue les blouses blanches sans que mon bonjour ne reçoive d’écho. Il n’a pas voulu assister à l‘animation dont il pense qu’elle ne le concerne pas.  Pénétrant dans l’édifice, je l’aperçois sans le reconnaitre avant de m’être adressé à lui en citant son nom. Arrivant masqué et de manière inattendue,  je suis aussi un étranger pour lui. Puis je me présente à lui. La surprise est considérable. Ses yeux deviennent humides. Nous échangeons pendant une demi-heure, surtout autour de ce temps que je n’ai pas connu. Je repars en promettant de revenir sans préciser de date.

Une bonne action, direz-vous, que votre serviteur prend plaisir à raconter. Il y a toutefois un aspect moins satisfaisant. Non, on ne me rejeta pas, on ne me reprocha pas d’être là. Mais on ne comprit pas que je pouvais souffrir de lombalgies en position debout statique prolongée. Surtout, on n’imagina pas que je dusse me placer à hauteur convenable de mon interlocuteur pour entretenir un dialogue d’égal à égal avec lui. Tout au long de ma visite, personne ne me salua, ne me proposa un siège.

Personnels d’EHPAD, je vous entends murmurer : nous sommes peu nombreux, nous n’avons pas le temps. Euh, en l’occurrence, je ne pense pas que ceci soit la vraie raison. L’habitude des situations professionnelles difficiles est probablement trop grande chez moi. Non, je vous renvoie à mon court « plaidoyer pour une chaise » rédigé en 2013.

 

*https://www.geriatrie-albi.com/desirsPA0904.htm

 

 

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