Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

depression

Face à la retraite certains seniors franchissent le pas sans hésiter, pour d’autres le passage est plus délicat

Publié le par Louis Lacaze

Face à la retraite certains seniors franchissent le pas sans hésiter, pour d’autres le passage est plus délicat

Plusieurs études ont montré que très peu de gens travaillent au-delà de l’âge de la retraite. Devant la possibilité de partir en retraite les réactions sont multiples. Certains refusent de franchir le pas. Ceux qui sont dans ce cas : souvent des personnes qui ont occupé des postes à haute responsabilité, qui ne connaissent pas le stress, et qui n’ont pas de soucis financiers particuliers.

Des personnes passionnées par leur travail n’envisagent pas de partir. Jusqu’au milieu de XXème siècle, les normaliens, fâchés de voir les instituteurs s’incruster à leurs postes, chantaient « nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus ». Les temps ont bien changé.

Dans l’ensemble ceux qui travaillent uniquement parce qu'ils le veulent ont tendance à être aisés, ont atteint un haut niveau d’instruction, des emplois peu exigeants physiquement, une bonne santé et une bonne sécurité financière. Ils sont propriétaires de leur logement et n’auront pas de problème pour maintenir leur niveau de vie.

La situation inverse se rencontre chez des personnes qui prennent la décision réfléchie de mettre un terme à leur activité, parfois prématurément. Elles constatent des changements dans leur relation avec le travail, des difficultés de concentration, des pertes de mémoire, le besoin de prendre des pauses, l’impression métaphorique de rester au point mort et de ne pas pouvoir enclencher une vitesse. Elles refusent de s’écraser au cours du vol et décident qu’il est temps de tourner la page.

Rompre la vie active peut s’avérer difficile ; une phase qui dure souvent deux à trois ans avant que les retraités ne s’installent dans une nouvelle routine. Désormais, on n’est plus membre d’une organisation, d’une profession, fini la personne nécessaire, sur qui l’on peut compter. Le traumatisme est plus violent si le départ à la retraite suit un licenciement : il n’y a pas eu la possibilité de prendre une décision réfléchie.

Contrairement aux idées reçues, la retraite est susceptible de réduire de près de 20 % le risque de dépression ; ces estimations se sont avérées plus robustes en limitant l'analyse aux études longitudinales et de haute qualité, même si les résultats sont affectés par une forte hétérogénéité.

Référence :

Paula Span The New-York Times Some Seniors Readily Step Back. Some Never Will.

Researchers are only beginning to understand why some people embrace retirement while others won’t even consider it.

Publié dans retraite, dépression

Partager cet article
Repost0

Aller consulter un psy n’est pas déshonorant

Publié le par Louis Lacaze

Aller consulter un psy n’est pas déshonorant

Trop souvent, la presse se fait l’écho de personnes handicapées sur le plan professionnel ou privé par une dépression ou un burn-out qui les poussent à des décisions parfois extrêmes. Une réflexion menée a posteriori révèle souvent qu’elles ont refusé de suivre les conseils de leur entourage, de leur médecin traitant de voir un psy. Cette abréviation peut désigner un psychologue ou, pire encore dans la représentation habituelle, un psychiatre. Elle fait peur ! Franchir le pas demande beaucoup de force et de courage. Il convient de se persuader que cette décision n’est pas un signe de faiblesse mais la recherche d’une amélioration de votre santé mentale mise à l’épreuve.

Une fois un spécialiste trouvé et accessible, le patient doit savoir que le succès de la démarche dépend en grande partie de la qualité de la communication qui va s’instaurer entre lui et le praticien et qu’il doit veiller à l’entretenir. Il doit se sentir en sécurité et respecté, ne pas avoir l’impression d’être secrètement jugé. Un lien fort est essentiel : les professionnels parlent d’alliance thérapeutique. La thérapie est censée être collaborative : le patient a un pouvoir de décision, devrait pouvoir poser autant de questions qu’il veut et ne pas s’attendre à devoir obéir aux propositions du spécialiste. Il est donc important de se fixer des objectifs et de pouvoir mesurer ses succès.

Certains patients interrompent la consultation après quelques séances. S’il s’agit d’un rejet, il peut s’expliquer par la rupture avec des fonctionnements antérieurs, une remise en question qui peut être bénéfique. Ou bien par la désinformation éventuellement fournie par les médias, où chaque séance se termine par un feu d’artifice qui résout tous les problèmes. Une thérapie réussie apporte plutôt une série de petits changements qui s’accumulent progressivement.                                      

Commentaires de Bernard Pradines. La psychologie a apporté une immense contribution à ma pratique médicale. Je formulerai un bémol toutefois : elle a tendance à placer la personne au centre des problèmes. Elle vise à accepter l’adaptation à son environnement. En cela, elle peut exonérer la responsabilité de l’organisation sociale dans le dérèglement de la santé mentale : chômage, pauvreté, misère, pathologies induites…

Référence :

Christina Caron The New-York Times

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>