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ethique

Une « médicalisation » abusive en établissements : asepsie et anesthésie

Publié le par Bernard Pradines

Dialoguant avec un auteur de commentaires sur le site d’AgeVillage, j’ai précisé un des mécanismes de restriction de la liberté en établissements pour personnes âgées en France en 2015.

Extraits :

Nous sommes trop souvent encore à l'ère du bon vouloir en matière de droits des personnes âgées. Ceci tient à l'ignorance de la loi et surtout à une conception "aseptisée", anesthésiée, de l'institution soignante. 
Toute opinion exprimée étant réputée clivante dans l'univers entrepreneurial, les cliniques et les hôpitaux se sont employés depuis bien longtemps à séparer la vie citoyenne, militante, laïque ou religieuse, du séjour qui se doit neutre. Cette idéologie, très puissante car fondée sur des risques réels de prosélytisme, est renforcée par la crainte des mouvements sociaux ou politiques chez les personnels.
Pour résumer, "ce n'est pas le lieu". « Vous pouvez vous exprimer dehors, pas ici. » 
Comme toujours, l'enfer est pavé de bonnes intentions. La note à payer sera l'asepsie des idées et des sentiments collectifs. 
Aïe !

Source : http://www.agevillage.com/actualite-13367-1-societe-tribune-pradines-personnes-agees.html

Publié dans EHPAD, éthique

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La dignité, oui ; mais laquelle, celle de qui ?

Publié le par Bernard Pradines

Ne pas rester inactif face au grand âge quand il revêt les aspects de la solitude, de l’isolement, de la maladie, de la dépendance, de la fragilité.

Ne pas rester insensible à la souffrance de ceux qui nous ont précédés, nos parents ou grands-parents.

Ne pas avoir peur de l’image qu’ils nous renvoient de notre possible avenir.

Savoir les écouter, s’asseoir auprès d’eux, leur tenir la main.

Savoir saluer quelqu’un qui ne sait plus vous saluer.

Savoir sourire à celle qui ne vous reconnaît plus.

Savoir les défendre quand une société de « décideurs », qui ne les approche plus, leur réserve un sort peu enviable. Quand des impératifs économiques font écho à une invitation au départ dissimulée derrière l’argument d’une fin digne.

Dites-moi, bon prince, où se situe la dignité, la nôtre encore davantage que la leur ?

Source : http://www.geriatrie-albi.fr/lettreARG121.pdf

Publié dans éthique

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