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euthanasie

L’engouement pour la mort assistée (14). Jean-Marie Gomas témoigne.

Publié le par Bernard Pradines

Quelques difficultés techniques, concernant surtout le son, n'altèrent pas le grand intérêt de la rediffusion avec débat de l’exposé sans langue de bois du 9 janvier 2023.

Ici, le Docteur Jean-Marie Gomas donne son opinion fondée sur sa grande expérience. En présence, entre autres, de Véronique Lefebvre des Noëttes.

 Il convient d'écouter celles et ceux qui sont depuis longtemps en présence professionnelle des personnes en fin de vie. Celles et ceux qui ont été les premières et les premiers en France à promouvoir les soins palliatifs, soins qui font désormais l'unanimité quant à leur utilité et, mieux, leur nécessité. Celles et ceux qui ont consacré leur vie professionnelle à s'efforcer d'apaiser ce moment important de la vie pour des milliers de patients, leurs familles et leurs proches. Celles et ceux qui ont des choses à dire sur la complexité de cette approche, loin des raccourcis rapides et des déductions hâtives sous le coup d’émotions considérables et inoubliables. D’où des propositions radicales de mort programmée qui peuvent rendre chaque jour un peu plus perplexe sur le décalage ainsi perçu avec la réalité.

Le Docteur Jean-Marie Gomas est de celles et ceux qui ont à dire et même à écrire sur ce sujet comme c’est le cas dans son ouvrage coécrit avec Pascale Favre et publié le 6 avril 2022 (lien ci-dessous).

Dans « Fin de vie, peut-on choisir sa mort » paru le 6 avril dernier, une phrase : « Il n’y a pas de mort indigne. Il y a des morts dans des conditions indignes. »

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Livre recommandé :

L’engouement pour la mort assistée (14). Jean-Marie Gomas témoigne.
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J’ai toujours pratiqué l’aide active à mourir

Publié le par Bernard Pradines

J’ai toujours pratiqué l’aide active à mourir

Si l’on en croit la presse, une convention citoyenne de 184 citoyens vient d’approuver très majoritairement l’aide active à mourir[1], répondant ainsi au désir du président de la république française. Un scoop ? A 72 ans, les bras m’en tombent. A moins que je ne tombe de ma chaise ou pire de l’armoire. Car une telle décision enfonce les portes ouvertes.

Pour ma part, j’ai toujours pratiqué l’aide active à mourir en assistant au maximum, parfois difficilement, non sans reproche, quelque 1300 personnes, principalement en réanimation et en soins de longue durée. Je l’ai fait en pratiquant la médecine palliative que je connaissais au moment où j’étais amené, aux côtés d’autres soignants tels que les infirmières, à apaiser les souffrances d’un·e malade en fin de vie. Au début de ma carrière, ce fut en sédatant ou en endormant les patients qui n’avaient pas pu bénéficier des soins palliatifs que nous connaissons aujourd’hui. C’était une autre époque. Puis en affinant mes connaissances par le suivi de formations et en suivant les lois et recommandations en vigueur dont je constate si souvent à quel point elles sont méconnues et inappliquées.

A présent, beaucoup reste à faire pour généraliser et rendre opposables les soins palliatifs en France. Ce serait le noble objectif d’une nouvelle loi.

Euh… j’ai mal lu la suite : il s’agit aussi de suicide assisté, de suicide médicalement assisté et d’euthanasie. Non, donner la mort n’est pas un soin.

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