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geriatrie

Mais qui sont ces super-seniors ?

Publié le par Louis Lacaze

Qui sont donc ces "super-seniors" qui conservent toutes leurs facultés mentales et intellectuelles comparables à celles d’une personne de 25 ans  tandis que la grande majorité connaît entre autres des troubles de la mémoire et de la capacité d’attention ?

 

Marsel Mesulam, neurologue, a réuni 94 participants, les a divisés en deux groupes, le premier composé de personnes âgées de 18 à 35 ans, le second de seniors de 60 à 80 ans. Des séries de tests ont permis d’identifier 17 « super-aînés » qui obtenaient de meilleurs résultats que les participants les plus jeunes et que la moyenne des seniors.

 

Les participants se sont prêtés à un examen de 45 minutes par IRM qui a permis de comparer les cerveaux des « super-seniors »  à ceux des autres participants. Il a été possible de différencier une série de zones du cerveau qui présentaient une différence entre les groupes. Ces zones étaient plus épaisses chez les super-séniors que chez les autres seniors et comparables à celles des jeunes générations. L’examen a confirmé que le  fonctionnement du cerveau rappelait celui d’un aéroport avec de nombreux « hubs » interconnectés.

 

Comment devenir un « super-sénior » ? Quels exercices, quelles activités peuvent être recommandés ? L’étude est encore en cours mais beaucoup insistent sur l’importance d’un effort soutenu, physique ou mental. Curieusement, pour entretenir l’activité du cerveau, il semblerait que l’on doive fournir un gros effort  jusqu’à se sentir fatigué, irrité, de mauvaise humeur.  Le cerveau s’atrophierait s’il n’est pas poussé jusqu’à ses limites. Le moment est donc venu de se lancer un défi sans trop attendre : apprendre une langue étrangère, reprendre des études, faire de la musique.

 

Sources :

http://www.nytimes.com/2016/12/31/opinion/sunday/how-to-become-a-superager.html?emc=edit_tnt_20161231&nlid=67268624&tntemail0=y&_r=0

Publié dans gériatrie, prévention

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Une première : certains exercices peuvent diminuer le risque de démence

Publié le par Louis Lacaze

Le Dr Frederick W. Unverzagt, PhD Professeur de Psychologie Clinique (université de l’Indiana) a publié les résultats d’une étude financée par le NHS, équivalent de notre ministère de la Santé. D’autres travaux sur le même thème sont en cours.

Après une sélection de 2802 seniors, les chercheurs ont suivi 1200 participants pendant dix ans, répartis en plusieurs groupes. Certains ne suivaient aucun entrainement particulier, d’autres pratiquaient des exercices classiques visant à développer la mémoire, un troisième groupe s’exerçait sur ordinateur à développer la rapidité d’exécution en résolvant le plus rapidement possible des exercices de plus en plus complexes et de plus en plus nombreux. La vitesse et la difficulté du test variaient en fonction de la performance de l’exécutant qui doit toutefois impérativement prendre plaisir à cet exercice. Au cours d’un premier temps, les participants ont suivi 10 séances d’une heure étalées sur cinq ou six semaines. Puis les 80% meilleurs ont suivi 8 séances de consolidation de 60 à 75 minutes réparties sur 11 et 35 mois.

Au cours de l’étude, 260 participants ont été atteints de démence mais le risque était de 29% plus faible chez ceux qui avaient suivi les exercices de vitesse par rapport au groupe témoin, avec une diminution plus marquée chez ceux qui avaient suivi les séances de consolidation. Pour ceux qui avaient suivi les exercices classiques de mémoire et de raisonnement, les capacités cognitives étaient conservées cinq et dix ans plus tard mais le risque de démence ne présentait aucune différence significative au bout de cinq ans.

Commentaires de Bernard Pradines

Encore une étude dont les résultats laissent penser à une amélioration temporaire mais non à une réelle prévention des démences. De plus, on peut s'interroger sur le biais suivant : ceux qui n'ont pas effectué les exercices de vitesse et les séances de consolidation n’étaient-ils pas déjà plus atteints que les personnes du groupe témoin ?

 

Sources 

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