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geriatrie

Faut-il leur foutre la paix ?

Publié le par Bernard Pradines

L’expression n’est pas élégante. Elle est pourtant souvent  employée à propos des pathologies et surtout des traitements des personnes âgées.

Leur foutre la paix, c’est, dit plus poliment, ne pas entreprendre des traitements que l’on aurait prescrit si le patient avait été plus jeune ou en meilleure santé. On croit ainsi avoir tout dit.

Or, s’abstenir est une décision qui est éventuellement évidente et bénéfique, parfois non. Au début de ma carrière, peu de médecins s’aventuraient à opérer une personne âgée de plus de 90 ans. Qu’en est-il à présent ? Des situations qui étaient alors considérées comme relevant d’une abstention raisonnable, où l’on « fichait la paix » au malade, sont désormais regardées comme une perte de chance, un abandon thérapeutique. A l’inverse, des traitements ont été délaissés car trop agressifs.

Les soins bénéfiques ne peuvent pas se résumer à une formule à l’emporte-pièce qui donne bonne conscience mais occasionne encore des retards préjudiciables de diagnostic et de traitement. On « foutra la paix » sur des arguments solides, au cas par cas.  Pas au pifomètre pour se rassurer ou se faire plaisir. 

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Mieux connaître les risques de fracture de hanche en établissement.

Publié le par Bernard Pradines

Berry (Berry et al 2017) retrouve  quinze facteurs favorisants, parfois inattendus, de fracture de la hanche chez 419 668 résidents en institution suivis entre le 1er mai 2007 et le 30 avril 2008 :  

  • L’âge
  • La peau blanche
  • Le fait d’être une femme
  • L’altération cognitive
  • L’indépendance pour les actes de la vie quotidienne
  • L’indépendance pour la locomotion
  • La continence urinaire
  • Le fait d’avoir déjà chuté
  • L’indépendance aux transferts
  • Le fait d’être facilement distrait
  • La déambulation
  • L’absence d’arthrose
  • L’absence d’escarre
  • Un IMC bas
  • Le diabète

Le fait d’avoir déjà chuté et la déambulation étaient les deux facteurs associés au plus grand risque de fracture de hanche.

Par ailleurs, quatre classes de médicaments ont été associées positivement (donc à risque) à une fracture de hanche : les IACE, les alpha-bloquants, les ISRS et les benzodiazépines.

Sont protecteurs :

  • La dépendance pour les actes de la vie quotidienne
  • La dépendance pour la locomotion
  • La dépendance aux transferts
  • L’incontinence urinaire

Source :

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