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Comment chasser les mauvaises odeurs ?

Publié le par Bernard Pradines

Je souhaite vous parler ici d’un temps que les moins de vingt ans ne devraient pas connaître. Un temps dont j’espère qu’il est révolu.

Essayons toutefois de le comprendre. Vous entrez le matin, après votre petit-déjeuner, dans une chambre où séjournent deux résidents. Pendant la nuit ou après leur petit-déjeuner, ils ont fait leurs besoins. En clair, la chambre est emplie de l’odeur des selles et des urines. De plus, en hiver, il y fait chaud car la température dans les  établissements est souvent réglée sur des niveaux inhabituellement élevés alors que vous vous activez dans ce lieu. Vous aurez donc la tentation d’ouvrir la fenêtre pour aérer, refroidir et chasser les mauvaises odeurs. Toutefois, il conviendra de ne pas oublier les résidents dans leur chambre car ils sont légèrement  vêtus et vulnérables au froid.

Bien, je touche à un tabou. Les personnels, peu nombreux, parfois épuisés, ont de grandes difficultés à recevoir la moindre critique. Ceci est d’autant plus vrai qu’ils sont souvent stigmatisés à tort alors qu’ils font tout leur possible. Ceci dit, comment éviter ce genre de situations ? Amies et amis lecteurs, avez-vous déjà observé ce que j’ai moi-même constaté ?

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Prescription d’antipsychotiques dans les cas de démence ?

Publié le par Louis Lacaze

Après avoir noté que les antipsychotiques, souvent prescrits aux patients atteints de démence, ne réussissaient que très imparfaitement à supprimer les problèmes de comportement et pouvaient avoir des effets secondaires graves, le Dr Jennifer Tjia de l’école de médecine de l’université du Massachussetts a publié une étude sur le sujet.

Le Dr Tjia part du principe que lorsque les bébés pleurent, on cherche à découvrir quels besoins ils expriment. Par contre lorsqu’un dément, qui est dans l’incapacité de communiquer, se comporte de façon jugée inacceptable, on lui prescrit un antipsychotique. L'auteure écrit que les résidents doivent être considérés comme des êtres humains, pas comme des patients à problèmes. Elle a donc cherché à former des soignants dans près de cent établissements pour leur permettre d’accepter l’idée qu’un comportement hors normes est en fait le signe d’une exigence insatisfaite et que le recours à des antipsychotiques devrait être écarté.

A la suite d’une formation étalée sur trois mois, les résultats obtenus par les établissements où elle avait été dispensée ont été comparés à ceux qui n’avaient pas suivi le programme. Les prescriptions d’antipsychotiques avaient baissé de 22,3% au bout de neuf mois dans les premiers, à comparer avec une baisse relative de 17,2% dans les établissements qui n'avaient pas suivi le programme. Toutefois, ce bénéfice devait s'estomper à long terme, nécessitant en principe un effort soutenu dans le temps.

 

Commentaires de Bernard Pradines : l'objectif qualificatif de baisse ou d'arrêt des antipsychotiques est louable, ne serait-ce que du fait des effets adverses nombreux dont un risque accru de mortalité. L'étude décrite ci-dessus montre une efficacité temporaire et limitée d'un programme de formation des intervenants. Il convient alors de s'interroger sur la persistance de telles prescriptions au même niveau sur le long terme.

Parmi les questions posées, en voici quelques unes :

Efficacité des antipsychotiques, au moins dans certaines situations ?

Formation insuffisante, qualitative et quantitative, des intervenants ?

Personnels trop peu nombreux pour accompagner les résidents lors de soins confortables et dans des activités de distraction ?

Nécessité d'un soutien des équipes soignantes ? Ambiance de soins ?

Locaux inadaptés ?

Sources:

 

 

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