Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

residents

Soins de Longue Durée : la destruction

Publié le par Bernard Pradines

Soins de Longue Durée : la destruction

Voici une nouvelle astuce pour faire disparaître ces structures indispensables. En effet, de plus de 80 000 places au début des années 2000, nous voici officiellement tombés à 34 187 en 2011 (source : http://www.drees.sante.gouv.fr/IMG/pdf/ehpa2011_premiers_resultats_juillet2013.pdf)

Mais ce n'est pas tout. Après avoir utilisé tous les moyens imaginables de réduction de ce service public (négation des différences de patientèle avec les EHPAD, déni des besoins sanitaires de nombreuses personnes âgées dépendantes, ratios de lits de SLD sans évaluation préalable des besoins, conventions tripartites, "coupes" PATHOS appliquées seulement aux SLD dans un but de "partition", suppression pure et simple en dessous d'un résultat estimé à 30 lits au mépris de la proximité avec les familles des résidents, modifications d'intitulé des services ...), voici la dernière :

76,8 % des USLD sont simplement devenus des ... EHPAD.

Il reste donc 7 940 places de SLD en France, définies par la circulaire du 15 mai 2006 (http://www.geriatrie-albi.fr/circulaire15mai2006.pdf) :

"Les USLD accueillent et soignent des personnes présentant une pathologie organique chronique ou une polypathologie, soit active au long cours, soit susceptible d’épisodes répétés de décompensation, et pouvant entraîner ou aggraver une perte d’autonomie. Ces situations cliniques requièrent un suivi rapproché, des actes médicaux itératifs, une permanence médicale, une présence infirmière continue et l’accès à un plateau technique minimum".

Par ces temps d’obsession de réduction des services publics, rappelons peut-être des idées simples :

Ce n’est pas de ma faute si je suis vieux,

Ce n’est pas de ma faute si je suis malade,

Ce n’est pas de ma faute si je suis dépendant,

Ce n’est pas de ma faute si je suis pauvre,

Ce n’est pas de la faute de ma famille.

Pour en savoir plus : http://www.agevillagepro.com/actualite-9949-9-76-8-des-usld-sont-simplement-devenues-des-ehpad.html

Publié dans résidents, SLD, EHPAD

Partager cet article
Repost0

La pâtée aux cochons

Publié le par Pasquale

La pâtée aux cochons

Pasquale était infirmière et surveillante (cadre de santé)

Entendu en présence des résidents que l’on aide à prendre leur repas :

« - Tu en mangerais, toi, de ça ?

- Tu veux rire, c'est de la pâtée aux cochons »

J’ai entendu aussi cette réflexion et bien pire.

Quand je suis arrivée dans la maison de retraite, les petits déjeuners et les repas étaient effectivement dignes de cochons. Ma grand-mère qui soignait ses bêtes avec amour leur faisait un “rata” ressemblant à celui fabriqué par les aides-soignants et infirmiers. Le matin, un joyeux mélange de beurre, confiture, café, pain ou biscottes écrasées agrémenté de “LANSOYL (1)” ou autre, les médicaments écrasés décoraient le bol. Le tout était, pour certains résidents, installé sur une table roulante face à la chaise percée sur laquelle ils étaient assis. Le midi, rebelote en sucré salé. Franchement je n’ai jamais goûté, ma réaction première étant davantage à vomir.

Au risque de passer pour une enquiquineuse, j’ai tout bonnement interdit ces pratiques. Pour les personnes nécessitant un repas mixé, le mélange était celui du menu. Viande et légumes, poisson et légumes avec selon le plat, parfois une crème de gruyère pour agrémenter. Le dessert était servi en fin de repas.

Alors, j’ai goûté, j’ai tout goûté.

J’ai demandé aux infirmiers d’abord de m’accompagner puis au reste du personnel. Certains ont rechigné et ne se sont exécutés que lorsque je leur ai demandé comment ils préparaient le repas de leurs petits enfants : de la même manière donc ! Enfin tous les stagiaires devaient, comme exercice, donner leur avis sur le goût et la texture de ce que nous offrions comme repas.

Les réactions premières étaient souvent une marche arrière angoissée mais il n’y eut jamais un refus ferme.

Dommage que ce sujet ne soit pas au programme des études soignantes. Lorsque je faisais des formations, je l’abordais toujours. Au cours des discussions, les stagiaires infirmiers ou aides-soignants révisaient souvent leurs a priori.

(1) LANSOYL : gel oral dont la substance active est de la paraffine liquide. Il s’agit d’un médicament utilisé dans la prévention de la constipation. Son utilisation est actuellement fortement contestée du fait de certains effets secondaires graves.

Publié dans repas, résidents, respect

Partager cet article
Repost0

<< < 10 20 30 40 41 42 43 44 45 > >>