Un senior peut se trouver en état d’insécurité alimentaire

Publié le par Louis Lacaze

Un senior peut se trouver en état d’insécurité alimentaire

Qu’entend-on par insécurité alimentaire ? Si la gêne financière vient d’abord à l’esprit, d’autres causes peuvent entrer en jeu : un dentier mal ajusté rendant la mastication douloureuse, la difficulté pour se déplacer vers un commerce, des problématiques d’ordre physique pour préparer un repas complet. Bien souvent, ces causes s’additionnent : un senior va manger moins, choisir des aliments souvent industriels à bon marché, riches en apport énergétique mais de valeur nutritive faible, trop salés, ouvrant la voie vers l’obésité, dans un contexte de pression artérielle élevée, de diabète sucré.

Lorsque l’attention se focalise sur la sensation de faim et la recherche d’une solution avec des moyens financiers limités, d’autres préoccupations vont passer au second plan : la prise régulière des médicaments, le renouvellement des ordonnances, le contrôle de l’hyperglycémie.

Les médecins éprouvent des difficultés pour identifier les patients en danger d’insécurité alimentaire. Vous est-il arrivé de vous demander à la fin du mois comment vous alliez manger ? De ne plus rien avoir à manger ? Qu’est-ce qui revient le plus souvent dans votre assiette ? Souvent, le patient sera plus à l’aise pour répondre à ces questions s’il est interrogé par une infirmière. L’étape suivante consistera à montrer que l’achat de plats industriels est plus onéreux que celui de viandes et de légumes qui réclamera davantage de préparation mais permettra une alimentation saine.

Il arrive que des patients en phase terminale se voient proposé un changement de régime alimentaire s’ils souffrent de cancers en particulier. L’anxiété du patient face aux contraintes financières et au travail en cuisine risque de passer inaperçue.

Ce problème de l’insécurité alimentaire est pris au sérieux par les services sociaux. Les CCAS des communes peuvent orienter leur public vers la livraison de repas à domicile aussi bien que vers des ateliers de nutrition pour seniors ; ceux-ci apportent aux participants une bonne formation théorique et pratique fondée sur l’élaboration d’une alimentation saine à partir de produits de qualité d’un coût raisonnable.

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Louis Lacaze 09/02/2021 09:38

Les choses ne sont pas si simples. J’ai contacté les services du CCAS de ma ville qui n’ont jamais entendu parler d’une aide plafonnée à 5 €. Le cas des personnes dans le besoin est examiné par la commission permanente du CCAS qui définit le montant de l’aide à apporter. Ensuite au niveau du Conseil Départemental l’APA prend en compte les besoins réels de la personne, définis à partir du rapport d’une assistante sociale. L’aide peut être consacrée à des travaux de sécurisation du logement aussi bien qu’à la livraison de repas. C’est l’ensemble de la population qui doit se montrer vigilante pour repérer les personnes à risque et les orienter vers les organismes officiels et les organisations d’aide bénévole.

R. 09/02/2021 08:34

Alors les services sociaux accordent 5€ par jour pour se nourrir ! Il faut m'expliquer comment vous pouvez respecter un équilibre alimentaire avec 5€ à depenser par jour !!!

Bernard PRADINES 09/02/2021 08:59

Oui, aspect majeur de la problématique de la dénutrition.