Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

alimentation

Un senior peut se trouver en état d’insécurité alimentaire

Publié le par Louis Lacaze

Un senior peut se trouver en état d’insécurité alimentaire

Qu’entend-on par insécurité alimentaire ? Si la gêne financière vient d’abord à l’esprit, d’autres causes peuvent entrer en jeu : un dentier mal ajusté rendant la mastication douloureuse, la difficulté pour se déplacer vers un commerce, des problématiques d’ordre physique pour préparer un repas complet. Bien souvent, ces causes s’additionnent : un senior va manger moins, choisir des aliments souvent industriels à bon marché, riches en apport énergétique mais de valeur nutritive faible, trop salés, ouvrant la voie vers l’obésité, dans un contexte de pression artérielle élevée, de diabète sucré.

Lorsque l’attention se focalise sur la sensation de faim et la recherche d’une solution avec des moyens financiers limités, d’autres préoccupations vont passer au second plan : la prise régulière des médicaments, le renouvellement des ordonnances, le contrôle de l’hyperglycémie.

Les médecins éprouvent des difficultés pour identifier les patients en danger d’insécurité alimentaire. Vous est-il arrivé de vous demander à la fin du mois comment vous alliez manger ? De ne plus rien avoir à manger ? Qu’est-ce qui revient le plus souvent dans votre assiette ? Souvent, le patient sera plus à l’aise pour répondre à ces questions s’il est interrogé par une infirmière. L’étape suivante consistera à montrer que l’achat de plats industriels est plus onéreux que celui de viandes et de légumes qui réclamera davantage de préparation mais permettra une alimentation saine.

Il arrive que des patients en phase terminale se voient proposé un changement de régime alimentaire s’ils souffrent de cancers en particulier. L’anxiété du patient face aux contraintes financières et au travail en cuisine risque de passer inaperçue.

Ce problème de l’insécurité alimentaire est pris au sérieux par les services sociaux. Les CCAS des communes peuvent orienter leur public vers la livraison de repas à domicile aussi bien que vers des ateliers de nutrition pour seniors ; ceux-ci apportent aux participants une bonne formation théorique et pratique fondée sur l’élaboration d’une alimentation saine à partir de produits de qualité d’un coût raisonnable.

Source : 

Partager cet article
Repost0

Abus de confiance en « assurance dépendance » ou « perte d’autonomie »

Publié le par R.  

Image issue du site : https://detective-rif.com/service/escroquerie-assurance/

Image issue du site : https://detective-rif.com/service/escroquerie-assurance/

Je rencontre une femme très âgée, madame C., malvoyante depuis plus de 20 ans. Elle avait un compagnon, devenu malade et dépendant. En 2006, au décès de cet homme, madame C. a souhaité contracter une assurance au cas où elle finirait sa vie dans les mêmes conditions.
 
En France, le handicap visuel est très mal pris en compte par l'Allocation Personnalisée à l'Autonomie (A.P.A.) qui néglige ce handicap : Mme C., presqu'aveugle, n'a droit à aucun soutien financier de la part du Conseil Départemental après la visite de l’évaluateur lors de l'attribution en vue de l'A.P.A. Elle nécessite pourtant une aide à la vie quotidienne pour son ménage et ses repas. Il serait même prudent qu'elle soit accompagnée lors de ses sorties, mais elle est très volontaire et indépendante. Elle se débrouille seule.
Elle n'est catégorisée que GIR 3 qui est une dépendance dite "partielle".
 
Lisant son contrat qu'elle n'a pas pu lire ni compléter pour choisir son niveau de prime d'assurance, je découvre que sa couverture ne prévoit de "prime" ou d’aide mensuelle qu'à compter d’une dépendance dite « totale », soit GIR 1 ou 2.
Je constate aussi qu'elle a versé à l'assureur, depuis 2006, soit durant 13 ans, une somme colossale de plus de dix mille euros !
De plus, ce contrat fonctionne avec une augmentation annuelle et un renouvellement en "tacite reconduction" jusqu'au décès de la personne ! En une dizaine d'années, les cotisations ont plus que doublé !
 
Ainsi, un abus de confiance caractérisé chez cette femme malvoyante et en état de choc émotionnel me semble avoir été mis en œuvre en 2006.
 
En conclusion si l'on vous propose une telle assurance, lisez attentivement toutes les rubriques du contrat ! La plupart de ces assurances sont très chères et peu pertinentes : la notion de dépendance "partielle" et "totale" est très importante à comprendre.
Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>