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alimentation

Géroscience, un mot bien mystérieux.

Publié le par Louis Lacaze

Géroscience, un mot bien mystérieux.

Le Dr Widera et le Dr Smith ont proposé au Dr John Newman, chercheur en géroscience, de participer à un entretien pour exposer en quoi consiste son travail.

 

Le mot géroscience a été créé pour identifier une discipline récente cherchant non pas à soigner les pathologies qui accompagnent régulièrement la vieillesse mais à découvrir un facteur qui serait leur racine générale. S’attaquer à ce facteur commun conduirait à une prévention généralisée des multiples pathologies qui accompagnent l’avancée en âge.

 

La vieillesse n’est pas une maladie mais une évolution naturelle. Les maladies qui l’accompagnent n’en sont pas la conséquence, des modifications d’ordre biologique en sont la cause. La recherche progresse régulièrement dans le domaine de l’activité cellulaire. La durée de vie de souris peut être multipliée par deux, celle de vers par quatre, le bilan sanitaire de primates amélioré. Il s’agit parfois de simplement modifier un gène ou deux. Le rôle joué par l’insuline retient l’attention des chercheurs. Couramment étudié chez les vers il est retrouvé dans une étude portant sur des centenaires et des personnes très âgées en bonne santé où l’hérédité semble avoir bien moins de poids que le rôle joué par l’insuline dans la réparation des protéines et de l’ADN.

 

Les chercheurs sont catégoriques : ils ne cherchent pas à guérir la vieillesse. Il n’est pas possible de l’éloigner, de la faire disparaître mais on peut ralentir ou réduire ses impacts négatifs, traiter les mécanismes qui l’accompagnent, les polypathologies, la fragilité, les problèmes d’audition, de vision. Le but premier n’est pas de prolonger au maximum la durée de la vie. Toutefois s’il est possible de maintenir dans le temps un bon état de santé, cette prolongation peut logiquement s’envisager.

 

 L’importance des mesures de prévention classiques est soulignée avec le rappel des recommandations classiques dont  l’exercice physique et les activités intellectuelles. L’accent est mis sur l’alimentation et son importance démontrée : des cellules trop  nourries cherchent à se reproduire – avec des ratés possibles - alors que dans un environnement moins favorable elles cherchent seulement à survivre et pour cela elles se réparent. Ainsi, le jeûne et ses vertus, connu depuis des millénaires, se retrouve placé au premier plan de la recherche en biologie.

 

Commentaires de Bernard Pradines : le vieillissement est-il une maladie ? Non, répondent en chœur les  biologistes et de nombreux chercheurs en sciences humaines. Il s’agit plutôt du sort réservé à tout être vivant, animal ou végétal. Pourtant, il s’accompagne chez les humains d’une augmentation spectaculaire de la prévalence et du nombre des maladies chroniques.  Cette situation favorise la dépendance qui représente le principal souci de nos sociétés contemporaines. John Newmann explore donc une voie difficile : quels sont les facteurs qui, dans le vieillissement, favorisent l’éclosion de maladies telles que  les cancers, les affections cardiovasculaires,  la maladie d’Alzheimer ou le diabète sucré. Son hypothèse est pourtant encore plus ambitieuse : il pourrait exister un facteur commun inconnu à la base, à la racine, de la susceptibilité aux pathologies du grand âge. Cette théorie est intéressante mais il me semble que nous ne pouvons pas écarter une multiplicité de facteurs génétiques  et environnementaux. A suivre … 

A signaler aussi une discussion surprenante pour des Européens. Elle a lieu entre les protagonistes invoquant le problème éthique posé par la difficulté de chercher à faire vivre les personnes âgées plus longtemps dans  un  contexte d’expansion démographique et de réchauffement climatique. Ce qui est ainsi nommé « éthique » serait qualifié ici de « politique ».

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Placements financiers honteux et actionnariat sordide

Publié le par R.

Image issue du site : https://www.studentenpolis.nl/student-en-beleggen-bijverdienen-op-een-leuke-manier/

Image issue du site : https://www.studentenpolis.nl/student-en-beleggen-bijverdienen-op-een-leuke-manier/

Certaines publicités vous allèchent en proclamant : "Saviez-vous qu'il est possible de placer votre argent à 4,25% dans l'immobilier locatif sans risque et sans souci de gestion ?"

Pour moi qui ai travaillé dans de nombreux EHPAD, je déplore cette offre de placements financiers. Savez-vous que, si vous faites ce choix de gains et bénéfices juteux, vous cautionnez :

- les réductions de budget pour des repas décents pour vos propres parents ou proches : 4 euros pour 4 repas par jour. Êtes-vous capable de faire avec pour vous-même ?

- les réductions de protections pour vos proches en cas d’incontinence ; au point que les personnels soignants en arrivent à se voler ces matériels de toilette indispensables pour les personnes âgées qu'ils "préfèrent".

- les remplissages précipités des chambres après un décès, ne garantissant même plus l'hygiène des locaux pour la personne entrante.

- les repas de gavage : cinq ou six personnes nourries en même temps soit une cuillère pour l'un, puis une cuillère pour l'autre, à la queue leu leu, sans aucun respect pour l'individu ?

Personnellement, je me garderai d'un tel choix de placement financier, ou de devenir l’actionnaire de maisons de retraite. Même si je peux avoir envie de profits de placements à 4,25%, voire plus, car certains groupes vont jusqu'à offrir des intérêts de 15%. C’est participer à la maltraitance et à l'indignité envers nos aînés et nos propres parents !

Je voudrais ajouter une nuance : retenez en mémoire que toutes les maisons de retraite ne sont pas financées par ce sordide moyen d'actionnariat. Il faut distinguer les maisons de retraite développées par de gros groupes financiers, et celles soutenues par des communes ou CCAS, ou nées de la volonté de gens (parfois familles, ou professionnels) courageux et motivés par le bien-être de nos aînés ...

Si je peux m'autoriser à conseiller les familles : la loi autorise toute famille à examiner les comptes d'une maison de retraite : répartition des choix de dépenses. Alors, demandez donc les chiffres :

- une colonne des "entrées" : ce que les familles payent pour héberger et prendre soin de leur parent.

- une colonne des "sorties" : ce que la maison de retraite doit dépenser pour prendre soin ... Vous aurez ainsi une meilleure idée des dépenses indispensables et pourrez même exiger de choisir où passe l'argent ...

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