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3 questions à Vincent Morel : " Éviter à la personne de souffrir "

Publié le par Papi

Pour Vincent Morel*, président de la Société Française de soins palliatifs (SFAP), les soins palliatifs à domicile permettent de rester présent à ses proches Jusqu'au bout.

À qui profitent les soins palliatifs à domicile ?

Aujourd'hui, chacun peut être pris en charge chez lui avec des équipes de soins palliatifs. Quel que soit l'âge, sujets jeunes, adultes ou personnes âgées, quelle que soit la pathologie, tout le monde peut en bénéficier. Il faut toutefois être relativement entouré pour permettre le maintien à domicile.

En quoi est-ce un progrès de la médecine ?

Atténuer tous les signes d'inconfort et soulager les souffrances aux derniers instants de la vie est un vrai progrès. Même s'il reste encore une importante marge de progression pour organiser une meilleure répartition de cette qualité de soin sur tout le territoire ; Vingt-cinq ans après l'apparition des premières unités, on estime qu'une personne sur deux dont l'état le nécessite, a accès à des soins palliatifs.

Les soins palliatifs garantissent-ils une mort plus douce ?

Je ne veux pas idéaliser la fin de la vie qui reste quelque chose de difficile. Toutefois, grâce aux soins palliatifs, on peut au moins éviter à la personne de souffrir. On lui permet alors d'être présente â ses proches et de se nourrir de liens qu'elle ne vivrait pas si elle avait mal, Mais nous n'avons pas de remède contre la tristesse de la séparation, On voudrait bien faire disparaître toute souffrance de ce moment particulier qu'est la mort, il en restera toujours une part.

Propos recueillis par Magali Germain

*Vincent Morel est pneumologue, médecin responsable de l'équipe mobile de soins palliatifs au CHU de Rennes. www.sfap.org

Publié dans L’1visible , N ° 34, février 2013. Mensuel catholique gratuit.

Publié dans éthique

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Ne m'appelez pas "Papy"

Publié le par Gustave

Lorsque nous rencontrons une maman qui n'est pas la nôtre dans la rue ou au restaurant, nous ne l'appelons pas "maman".

Quelle ne fut pas ma surprise de constater que, dès le premier jour de l'arrivée d'une jeune soignante, cette derrière tutoyait une personne âgée et l'appelait "Mamie".

Surpris par cette familiarité si rapide, dont l'apparence était celle de l'affection attentive, je m'enquis auprès de la jeune femme de sa parenté avec Mamie et de l'autorisation qui lui aurait été faite de se comporter ainsi. Il n'y en avait aucune, ce que je lui fis gentiment remarquer en le regrettant car la résidente était particulièrement attachante.

Bien sûr, je ne fus pas moi-même exempt d'erreur psychologique. Pourtant, devons-nous nous taire devant ce genre de situation ?

Publié dans éthique

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