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Les soins neuropalliatifs ont toute leur place en gériatrie

Publié le par Louis Lacaze

 Les soins neuropalliatifs ont toute leur place en gériatrie

USA : longtemps cantonnés dans le domaine des cancers, les soins palliatifs ont progressivement occupé ceux de la cardiologie, des bronchopathies chroniques, puis rejoint la neurologie pour répondre aux besoins et créer une branche nouvelle : les soins neuropalliatifs.

Les patients atteints de maladies neurologiques demandent un suivi particulier. Un malade atteint de la malade de Parkinson présente un profil très différent de celui souffrant d’un cancer.

Une grande différence porte sur le recours immédiat aux soins neuropalliatifs dès l’établissement du diagnostic d’une dégénérescence neurologique, avant que l’autonomie du patient ne soit trop fortement diminuée. Des soins neuropalliatifs permettront de découvrir si le patient souffre de problèmes de culpabilité, de chagrin, de solitude, de dépression.

L’intervention du neurologue permet au gériatre d’adapter son intervention auprès des patients. Celui qui se doute fortement qu’il est atteint de la maladie d’Alzheimer ne va pas réagir comme celui qui n’en avait pas la moindre idée. Le médecin va constamment s’interroger : je montre bien que mon patient reçoit toute mon attention ? Aucun signe révélateur ne m’échappe ? Comment être sûr que je ne parle pas trop, alors que dans une enquête un malade en phase terminale a pu déclarer qu’il n’avait jamais rencontré quelqu’un prêt à l’écouter ? Il reste une dernière épreuve à aborder : comment révéler le diagnostic quand le mot démence terrorise plus que le mot cancer ?

Commentaires de Bernard Pradines : à l’écoute d’autres types d’organisations des soins que celles qui sont instituées en France, je suis toujours étonné par l’utilisation de néologismes, de termes inconnus, de concepts ignorés ou de répartition différente des rôles. Le fait que les soins palliatifs ont été et sont encore largement dominés par l’oncologie[1] est un phénomène observé aussi en Europe. Ainsi, ce sont environ 80 % des patients bénéficiant de ce type de soins, au moins de manière formelle, qui souffrent de cancers, souvent en phase terminale dans notre pays. La seule pathologie neurologique vraiment mise en avant dans ce contexte est la sclérose latérale amyotrophique (SLA) encore appelée maladie de Charcot. Intéressant de noter que des troubles de l’humeur peuvent relever des soins « neuropalliatifs » alors qu’ils seront davantage la préoccupation des médecins traitants, des gériatres, des psychiatres et des psychologues en France. Quant au diagnostic de maladie d’Alzheimer, il peut relever ici aussi du neurologue. Mais il ne s’agit pas d’un passage obligé, les médecins et neuropsychologues cités ci-dessus pouvant aussi, éventuellement avec l’aide d’une consultation mémoire ou à l'intérieur de celle-ci, poser le diagnostic. Ce diagnostic pose un problème particulier qui n’est généralement pas rencontré chez les patients souffrant d’autres affections : celui de l’oubli par celui qui le reçoit. Un oubli qui trouve bien sûr son origine dans les troubles mnésiques (troubles de la mémoire) mais aussi dans l’anosognosie (non-reconnaissance de la maladie par le patient lui-même) voire dans le déni commun aux autres pathologies. Devra-t-on répéter le diagnostic au prorata du délai de perte de mémoire ? Assurément non vous répondra celui qui s’est confronté à cette problématique.


[1] Wikipedia : L'oncologie ou carcinologie ou cancérologie est la spécialité médicale d'étude, de diagnostic et de traitement des cancers. Un médecin qui pratique cette discipline est appelé oncologue ou cancérologue. Le terme vient du grec onkos, signifiant vrac, masse ou tumeur, et le suffixe -logie, signifiant « étude de ».

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Loi de fin de vie : réponses à nos questions

Publié le par Bernard Pradines

Loi de fin de vie : réponses à nos questions
Dans la préparation de la visioconférence relative aux lois de fin de vie du Dr Serge Bismuth le 23 septembre 2021, nous avons recueilli 46 réponses à un questionnaire censé vérifier la connaissance de la loi en vigueur.
Nous vous en fournissons ci-dessous les résultats intégraux après un court exposé des principales erreurs retrouvées dans les réponses.
  • L’institution de la personne de confiance est ancienne : elle date de 2002.
  • Il n’est jamais prévu d’imposer à quiconque la désignation d’une personne de confiance ou la rédaction de directives anticipées.
  • Le fait d’être sous tutelle ne permet pas de désigner une personne de confiance ou de rédiger des directives anticipées sans conditions préalables.
  • Les directives anticipées sont valables indéfiniment sauf si révoquées ou modifiées.
  • Une personne mineure ne peut pas valablement désigner une personne de confiance ou rédiger des directives anticipées
 
Voir ci-dessous les résultats complets.
 
Réponses aux 13 questions fermées :
 
Réponses à la question ouverte relative aux différences entre sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès et euthanasie
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