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Une maison de retraite ? Jamais de la vie !

Publié le par Papi

Une maison de retraite ? Jamais de la vie !

Personne n’est impatient d’entrer en maison de retraite. Pourtant, les établissements d'hébergement pour personnes âgées accueillent en France 720 483 personnes dépendantes au 31 décembre 2011. On ne doit jamais promettre à quelqu’un qu'on ne l’enverra jamais en maison de retraite pour ensuite se retrouver incapable de lui apporter les soins nécessaires 24 heures sur 24.

La plus grande erreur que l’on puisse faire, c’est d’attendre la dernière minute pour partir à la recherche d’une maison de retraite ; à moins d’avoir beaucoup de chance, c’est courir à l’échec. Tout comme pour l’achat d’une nouvelle voiture souvent choisie avec précautions, une recherche méthodique s’impose.

On doit d’abord s’intéresser au coût du séjour, se renseigner sur l’aide financière qui peut être apportée.

On peut ensuite s’enquérir de l’accessibilité de l’établissement. Le résident pourra-t-il recevoir un maximum de visites de sa famille et de ses connaissances ?

Une précaution : ne pas se fier aveuglement aux brochures et plaquettes présentant l’établissement. Il convient de le visiter à différentes heures, de vérifier la propreté des lieux ainsi que le confort des chambres. Observez le comportement du personnel face aux résidents. Est-il patient, courtois ? Appelle-t-il les résidents par leur nom ? Ceux qui mangent lentement sont-ils correctement aidés ?

Si le futur résident est atteint de démence, des points particuliers doivent retenir l’attention :

· Pourra-t-il avoir suffisamment d’espace pour ne pas se sentir enfermé ?

· Des activités correspondant à ses capacités intellectuelles sont-elles proposées et non imposées ? On peut noter que le chant, la musique, la pratique d’un instrument demeurent possibles pour beaucoup de résidents présentant des signes de démence avancée.

L’environnement est-il agréable ou anxiogène ?

Les résidents sont-ils propres et correctement habillés ?

Le mieux peut être l’ennemi du bien. Un résident peut se sentir étranger dans une maison de retraite luxueuse où il se retrouve isolé.

Une préparation soignée ne met pas à l’abri de situations délicates. Les problèmes devront être abordés auprès du personnel avec calme et courtoisie en évitant l’affrontement. Une attitude agressive n’aura jamais d’effets positifs.

Sources

Enquête auprès des établissements d’hébergement pour personnes âgées en 2011 (EHPA 2011, DREES). Premières données – juillet 2013

Un article du New York Times

http://well.blogs.nytimes.com/2014/07/28/nursing-home-unthinkable-be-prepared-in-case-its-inevitable/?_php=true&_type=blogs&emc=edit_tnt_20140731&nlid=67268624&tntemail0=y&_r=0

Publié dans EHPAD

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Pourquoi ce vocabulaire de guerre ?

Publié le par Papi

Pourquoi ce vocabulaire de guerre ?

"La guerre contre le cancer et la maladie d’Alzheimer est déclarée". "Il est mort après avoir lutté jusqu’au bout". "Les médecins ont pris des mesures héroïques". "Elle a perdu sa dernière bataille". "C’est un survivant : il se bat contre un cancer de la prostate".

Ces métaphores se rencontrent fréquemment dans les conversations et les notices nécrologiques.

Ce vocabulaire belliqueux ne surprend pas le Dr Daniel Johnson, médecin spécialiste en soins palliatifs. Il relève que notre société considère la mort comme l’ennemie à vaincre. Les conséquences de cette posture ne sont pas à négliger. Un cancéreux en phase terminale n’osera pas refuser une dernière chimiothérapie pour ne pas contrarier les médecins qui lui demandent de se battre. Une personne qui n’a plus que quelques jours d’espérance de vie a perdu tout appétit mais sa fille exige qu’elle fasse un effort. En fait la plupart des personnes aimeraient terminer leur existence paisiblement chez elles.

Un spécialiste en soins palliatifs présentera au patient les diverses options. « Vous avez mené votre barque dans votre vie, vous pouvez la mener devant la mort ». Il prendra sa décision dans le calme, loin d’un vocabulaire de combat. Si notre combat vise à vaincre la mort pour atteindre l’immortalité, nous sommes tous des perdants.

Source : un article de Paula Span publié dans The New-York Times

http://newoldage.blogs.nytimes.com/2014/04/11/wounded-by-the-language-of-war/?_php=true&_type=blogs&emc=edit_tnt_20140411&nlid=67268624&tntemail0=y&_r=0

Publié dans soins palliatifs

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