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Nous pouvons tous être des aidants, bénévoles ou non, nous sommes génétiquement programmés !

Publié le par Papi

« Charité bien ordonnée commence par soi-même ». « C’est chacun pour soi ». « Dans la vie, personne ne te fera de cadeau ».

Tous ces lieux communs sont totalement ignorés par les soignants bénévoles qui acceptent d’agir dans la discrétion, de voir leur action parfois ignorée, de n’entendre des remerciements que de temps à autre.

Une étude publiée par Dacher Keltner, professeur de psychologie à Berkeley, université de Californie devrait les conforter dans leurs choix : la recherche moderne en psychologie vient de démontrer que nous avons naturellement tendance à nous intéresser aux personnes vulnérables, à celles qui ont besoin d’être protégées. S’inspirant de Darwin qui pensait que l’homme était naturellement bon, Keltner reprend sa formule pour la modifier et parle de survie des plus généreux.

Aider une personne déclenche une réaction chimique, la production d’une hormone, l’ocytocine. Cette hormone détend, mobilise le système nerveux pour nous inciter à aider les personnes vulnérables et à avoir une vie sociale active.

De plus, aider les personnes vulnérables a des effets positifs pour l’aidant. Différentes études ont montré que statistiquement ils étaient mieux intégrés dans la société, avaient une meilleure santé, déprimaient moins et vivaient plus longtemps !

Sources :

- un article de Melanie Haiken, http://www.caring.com/articles/caregiving-health?utm_content=20140415&utm_campaign=website&utm_source=suggests&utm_medium=email

- Une publication de Dacher Keltner, Born to Be Good: The Science of a Meaningful Life,

- Une publication de Stephanie Brown, professeur de médecine préventive, Informal Caregiving: A Reappraisal of Effects on Caregivers, Téléchargement payant (42$ !)

Cet article peut aussi se télécharger sur :

http://www.deepdyve.com/lp/wiley/informal-caregiving-a-reappraisal-of-effects-on-caregivers-u8DI0Pp47y Téléchargement payant ( 5 articles pour 20$) ou consultation gratuite pendant 5 minutes renouvelables toutes les 24h après enregistrement.

D’autres lectures sur le même thème :

Van Durme, Thérèse; Macq, Jean; Jeanmart, Caroline; Gobert, Micheline

International Journal of Nursing Studies , Volume 49 (4) – Apr 1, 2012

Abeni, Maurizio S.; Magni, Margherita; Conte, Martina; ww.deepdyve.com/search?author=Mangiacavalli%2C+Silvia">Mangiacavalli, Silvia; Pochintesta, Lara; ... [+]

Cancer Medicine , Volume 3 (1) – Feb 1, 2014

Hospice Caregivers' Experiences With Pain Management: “I'm Not a Doctor, and I Don't Know if I Helped Her Go Faster or Slower”

Oliver, Debra Parker; Wittenberg-Lyles, Elaine; Washington, Karla; nk" href="http://www.deepdyve.com/search?author=Kruse%2C+Robin+L.">Kruse, Robin L.; Albright, David L.; ... [+]

Journal of Pain and Symptom Management , Volume 46 (6) – Dec 1, 2013

Publié dans bénévolat, famille

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Personne de confiance : danger ?

Publié le par Bernard Pradines

La désignation d’une personne de confiance est à la mode en ce moment, douze ans après la promulgation de la loi prévoyant cette disposition.

Certes, il s’agit ici d’un progrès notable en terme d’expression de la volonté de la personne malade, en particulier quand cette dernière n’est plus en mesure de s’exprimer sur ses choix en matière de soins.

Pourtant, il convient de modérer cet enthousiasme. Des effets pervers se font actuellement jour.

Choisir par exemple la personne de confiance parmi ses enfants aboutit à privilégier, au moins symboliquement, l’un par rapport à d’autres. Ceci peut être contraire à l’équité cultivée de tous temps dans une famille.

Cette désignation peut être présentée comme obligatoire à des personnes peu informées de la loi, entrant en particulier en service hospitalier privé ou public ou même en EHPAD. Ceci est contraire à la loi.

Par ailleurs, aucun article de loi ne stipule que seule la personne de confiance est habilitée à recevoir des informations sur la santé de celle ou de celui qui l’a désignée. Si la famille comporte onze membres, rien de dispense les soignants de les informer tous de manière personnelle et adaptée à leurs interrogations.

Enfin, si aucune personne de confiance n’a été désignée ni aucune directive anticipée rédigée, la loi prévoit que la famille doit être non seulement informée mais aussi consultée, telle la personne de confiance, quant aux décisions à prendre lorsqu’un malade n’est plus en situation de s’exprimer.

Les dérives actuelles sont donc à dénoncer : obligation implicite ou explicite de désignation, information de la seule personne de confiance, refus de s’entretenir et d’obtenir l’avis d’un membre de la famille sous l’argument qu’il n’est pas la personne de confiance.

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