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ethique

L’engouement pour la mort assistée (9) : écouter celles et ceux qui la pratiquent

Publié le par Bernard Pradines

L’engouement pour la mort assistée (9) : écouter celles et ceux qui la pratiquent

En mars 2021, Sheri Mila Gerson et al (1) publient les interviews de professionnels des soins palliatifs dans trois régions du monde ayant des juridictions différentes : les Flandres belges, l’Oregon et le Québec.

Une caractéristique commune à tous les entretiens était une préoccupation prononcée concernant le manque de connaissances du public à l'égard des services de soins palliatifs, ainsi que le manque d'accès à ceux-ci.

En Oregon et en Flandre, on s'inquiète que le public entende davantage parler de l'aide médicale à mourir que des soins palliatifs.

De plus, les personnes interrogées en Flandre et au Québec indiquent que l'aide médicale à mourir pourrait devenir un choix par défaut en raison d'un manque d'autres options thérapeutiques, qu’il soit perçu ou réel.

1. Gerson SM, Koksvik GH, Richards N, Materstvedt LJ, Clark D. Assisted dying and palliative care in three jurisdictions: Flanders, Oregon, and Quebec. Ann Palliat Med. 2021 Mar;10(3):3528-3539.

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Publié dans actualité, fin de vie, éthique

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L’engouement pour la mort assistée (8) : fin de vie et maladie d’Alzheimer

Publié le par Bernard Pradines

Image extraite du site : https://www.appuisante.fr/documentation/la-fin-de-vie

Image extraite du site : https://www.appuisante.fr/documentation/la-fin-de-vie

Anticiper l’avenir est devenu parfois une véritable obsession. Aucune raison pour que la fin de la vie échappe à ce mouvement croissant vers une volonté d’assurance et d’autonomie individuelle.

Si vous ajoutez des directives anticipées à la crainte de cet horizon indépassable, il ne vous reste plus qu’à demander par écrit une mort assistée dès l’annonce du diagnostic d’une maladie neuroévolutive, le plus souvent une pathologie de type Alzheimer.

La réflexion sur ce thème ne date pas d’hier. Pourtant, celles et ceux qui ont voulu s’approcher de cette difficulté ne nous ont pas encore fourni une solution satisfaisante.  Nous ne sommes pas encore capables, comme nous l’avons déjà abordé ici, de déterminer l’espérance de vie d’une personne donnée lors du diagnostic d’une maladie d’Alzheimer.  De plus, il est impossible de prévoir la souffrance éventuelle ressentie par la personne atteinte.

Autrement dit, l'individu dément, qui n’est plus en mesure de s’exprimer, est-il le même dans ses désirs que celui qui a si fermement demandé l’administration de médicaments mortels ?

Merci de me fournir une réponse.

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