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Covid-19 : les hommes meurent davantage que les femmes

Publié le par Bernard Pradines

Covid-19 : les hommes meurent davantage que les femmes

L’âge et les comorbidités jouent un rôle majeur dans la létalité de la pandémie courante. Toutefois, le sexe joue aussi un rôle, directement ou indirectement.

Dans une interview donnée au Spiegel, l’immunologiste allemand de Hambourg Marcus Altfeld tente d’expliquer la forte prévalence masculine parmi les morts en Allemagne et en Espagne : ce sont deux patients décédés sur trois qui appartiennent au sexe soi-disant fort.

L’alcoolisme, plus fréquent chez les hommes, est une piste probable. D’autres raisons pourraient intervenir.

Les hormones principalement féminines, les œstrogènes favorisent les défenses immunitaires. C’est l’inverse pour la testostérone !

Mieux, si l’on ose dire : le chromosome X, présent en deux exemplaires chez la femme, est pourvoyeur d’éléments de défenses immunitaires. Or nous, pauvres mâles, n’en possédons qu’un seul.

Ces avantages féminins seraient liés à la situation préhistorique dans laquelle les femmes auraient acquis de meilleures défenses immunologiques afin de protéger leurs fragiles nouveaux nés présents auprès d’elles. Revers de la médaille : elles sont plus souvent victimes de maladies auto-immunes : 80 % des cas frappent des femmes. Dans le cas du Covid-19, il reste à comprendre la relation entre les défenses immunitaires et l’emballement inflammatoire. L’hypothèse de Marcus Altfeld est que les femmes seraient moins enclines à passer de la multiplication virale avec fièvre et toux (phase 1) à l’orage inflammatoire avec dysrégulation immunitaire potentiellement mortel (phase 2). Les personnes âgées seraient moins capables que les enfants et les adultes de réguler les défenses immunitaires face à l’inflammation dans cette deuxième phase.

Si tout le monde doit bien sûr être avisé, les hommes doivent redoubler de prudence. Autre hypothèse qui n’est pas évoquée par Marcus Altfeld : les hommes sont-ils moins prudents que les femmes ?

Source 

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Médecines douces : un placebo à risques ?

Publié le par Bernard Pradines

De plus en plus de français recourent à des médecines dites douces. La défiance envers les médicaments, renforcée de manière indistincte à la lumière de scandales thérapeutiques, semble renforcer la recherche de voies complémentaires qui sont souvent présentées comme exclusivement alternatives. Pourtant, elles n’ont pas fait la preuve de leur utilité, même si elles ont permis à certains de se remplir les poches en s’assurant une indépendance professionnelle discutable. Les pouvoirs publics laisseraient-ils passer des abus préjudiciables aux malades  du fait de la désertification médicale et par souci d’économie ?

 

Extrait :

Des allégations thérapeutiques ou « de santé », non justifiées sur les compétences des professionnels, ont fréquemment été constatées. Certains professionnels soulignent ainsi qu’ils « participent à la guérison », « soulagent la douleur », « traitent les maladies graves » ou utilisent abusivement des termes médicaux tels que « consultations » ou « patient ». 

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