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geriatrie

Feu vert à la mort anticipée : danger.

Publié le par Bernard Pradines

Chacun connaît  la prévalence élevée des idées suicidaires chez les aidants de personnes souffrant de démence. L’étude australienne  d’O’Dwyer (O’Dwyer et al, 2016) s’intéresse aux idées d’homicide que les aidants peuvent nourrir vis-à-vis de la personne aidée. Sur 21 personnes interrogées  de manière détaillée  (7 hommes et 14 femmes), deux d’entre elles ont déclaré avoir envisagé l’homicide de leur personne aidée, quatre ont exprimé des désirs « passifs » de sa mort  et quatre ont rapporté avoir infligé des maltraitances verbales ou physiques. Une seule parmi ces 21 personnes interwievées avait déjà exprimé ces expériences.

Commentaires : voici une étude qui  doit attirer notre attention par ces temps de campagne électorale comportant des considérations parfois rapides sur la dignité et le refus de vivre en étant dépendant. Ceux qui, comme moi, ont approché professionnellement et familialement ces  difficultés, savent qu’un feu vert à la mort anticipée comporterait de grands risques dans des familles en situation de détresse. Mieux vaut se focaliser sur le soutien à leur apporter davantage que sur des propositions mortifères.

Source :

O'Dwyer ST, Moyle W, Taylor T, Creese J, Zimmer-Gembeck MJ. Homicidal ideation in family carers of people with dementia. Aging Ment Health. 2016 Nov;20(11):1174-1181.

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Dépassements d’honoraire : danger

Publié le par Bernard Pradines

Dépassements d’honoraire : danger

La pratique dite des « dépassements d’honoraire » vise à se généraliser, en particulier dans les spécialités proposant des consultations. Cette situation est liée à un remboursement jugé insuffisant par nombre de médecins qui reçoivent des patients.

Pourtant le danger est grand de voir des personnes se priver de soins pour des raisons financières. De plus, que penser de l’humiliation publique quand une secrétaire médicale vous demande de payer des dépassements que vous ne pouvez pas honorer ? Où est passé le serment d’Hippocrate quand le secret médical est violé par l’annonce à voix haute de votre prénom et de votre nom, voire de votre adresse, de votre numéro de téléphone, voire de votre diagnostic lors de la consultation ou de l’entrée ? Le tout suivi d’une demande de frais non remboursables que vous ne pouvez pas avancer lors de la sortie.

J’ai honte pour la médecine française !

Publié dans éthique, gériatrie

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