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Une direction démotivée : un risque pour la qualité de l’accompagnement (1/4)

Publié le par Bernard Pradines

Il n’est pas difficile de distribuer des bons et des mauvais points, envers d’autres et envers soi-même. Une carrière en Soins de Longue Durée (anciens Long Séjour) en fournit de nombreuses occasions.

La qualité de l’accompagnement des personnes âgées dépendantes est un souci de tous ceux, proches ou professionnels, qui sont directement concernés par ce moment particulier de la vie.

Si la direction de l’établissement est lointaine, ne vient jamais sur le « terrain », se contente de réunions entre soi et de notes de service, il ne faudra pas s’étonner du résultat. 

Si l’on vous présente la gériatrie comme un lieu qui n’est pas un service « actif », voire une sorte de « placard » ou même une punition pour les personnels qui y sont affectés, ne soyez pas surpris des conséquences. 

Si l’on s’emploie à diviser « d’en haut » vos collaborateurs et à combattre tout travail d’équipe, tout rapprochement considéré comme un « bloc » à dissoudre.

Alors, vous avez raison de vous poser quelques questions sur la motivation de votre établissement jusqu’au plus haut niveau de sa hiérarchie.

Dans les trois articles suivants, j’aborderai d’autres aspects d’une gestion calamiteuse et les bienfaits de l’implication des responsables médicaux, paramédicaux et infirmiers dans la qualité des accompagnements.

Lien ci-dessous vers le texte complet sous ce titre :

Publié dans EHPAD, SLD

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Lettre à ceux que j’ai connus dans mon exercice professionnel

Publié le par Bernard Pradines

« Non, je n’ai pas oublié ». C’est le titre d’une chanson bien connue. Pour ma part, je n’ai pas oublié les visages de ces personnes, le plus souvent très âgées, qui m’ont accompagné tout au long des 18 ans et demi d’exercice en soins de longue durée. Oui, davantage que je ne les ai moi-même accompagnées. Que de richesse dans leurs yeux et, quand la parole était encore possible, dans leurs propos.

Quand je lis le rapport de l’observatoire national de la fin de vie (ONFV, 2011), le sentiment de m’être inscrit, avec tous les autres, contre une fatalité sociale cruelle me revient avec une force inouïe. Je cite, à propos de la période historique récente, un extrait de ce rapport :

« Le mourant, livré à lui-même et à ses souffrances à défaut de pouvoir en être délivré, est alors progressivement apparu comme la figure moderne du damné : condamné soit à faire l’objet d’un acharnement thérapeutique de la part d’une médecine qui refusait obstinément la mort, soit à être insidieusement remisé dans les « dépôts » des hôpitaux, véritables oubliettes de la modernité, privé de parole et victime d’une mise à mort sociale avant même sa mort physique. »

Voici, chers lecteurs, ce que nous avons fait mentir contre vents et marées, contre l’indifférence, voire l’hostilité. La difficulté fut immense. Il ne pouvait pas en être autrement, hier comme aujourd’hui. Nous avons parlé et agi, nous continuerons à le faire jusqu’à notre dernier souffle pour faire mentir l’ONFV.

Je veux rendre hommage à tous ceux, bénévoles ou professionnels, disparus et vivants, qui ont compris le sens de ce combat, l’ont partagé ainsi qu’à celles et ceux qui le poursuivent. Qu’ils sachent qu’ils ne sont pas seuls, que partout en France où je me rends pour prolonger ma tâche, des femmes et des hommes veulent mettre l’humain au centre de notre destinée.

Publié dans SLD, bénévolat, fin de vie

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