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La santé au cœur des attentes des Français pour les municipales 2026

Publié le par Bernard Pradines

La santé au cœur des attentes des Français pour les municipales 2026

Chiffres-clefs :

1. Les Français connaissent plutôt bien les compétences des maires en matière de santé mais estiment que les maires ne s’en saisissent pas assez. Ils ont conscience que leur maire peut agir de différentes manières, avec différents leviers, mais 53% seulement pensent que leur maire agit suffisamment pour améliorer la santé des habitants. Et 55% déclarent manquer d’information sur les actions menées en matière de santé par leur municipalité.

2. La santé, première attente des Français vis-à-vis de leur maire. La santé est la première attente des Français vis-à-vis de leur maire (70%), devant la sécurité des biens et des personnes (68%) et la lutte contre les incivilités (62%). La santé arrive en tête des attentes quelle que soit la région ou la taille de l’agglomération.

3. Le développement de l’accès aux soins est la priorité en matière de santé qui devrait être prise en compte par les futurs maires. Quels que soient l’âge, la taille de l’agglomération, le parti politique : l’accès aux soins est la priorité qui se détache, devant l’hygiène et la salubrité, la coordination des acteurs locaux de santé, la promotion d’environnements favorables à la santé, la protection de la santé des plus vulnérables, et la prévention, l’éducation à la santé et le dépistage.

4. Parmi les mesures concrètes entrant dans les compétences des maires, les Français plébiscitent aussi bien celles sur l’accès aux soins que celles sur la promotion d’environnements favorables à la santé

Accès aux soins :

• Mettre en place un centre de santé/maison de santé (93% favorables).

• Prendre des mesures pour faire venir des étudiants en médecine dans la commune (91% favorable).

• Mettre à disposition des locaux ou logements pour les médecins, infirmiers, kinés, dentistes (90% favorables)

Promotion d’environnements favorables.

• Protéger la qualité de l’eau (96%)

• Mettre en place des repas sains et durables dans la restauration collective (93%)

• Protéger les enfants des expositions dangereuses durant leurs 1000 premiers jours (89% favorables).

Les Français demandent aussi des mesures d’encadrement et de régulation de l’exposition à la consommation de produits néfastes pour la santé :

  • Prendre des mesures de sanction envers les supermarchés qui vendent de l’alcool aux mineurs (85% de favorables)
  • Freiner l’implantation des fast-foods à proximité des établissements scolaires (81% favorables)
  • Mettre en place un règlement local de publicité restrictifs sur les produits qui nuisent à la santé (80% favorables)

5. Les Français ont des attentes envers leur maire, mais ils sont également prêts à s’investir pour participer aux décisions et aux projets des municipalités en matière de santé : 92% pensent que c’est utile, et 65% seraient prêts à donner personnellement du temps pour représenter les patients au sein des établissements de santé de leur ville.

Référence complète en lien ci-dessous :

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L’interdisciplinarité : un défi

Publié le par Bernard Pradines

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Vous aurez l’occasion d’entendre l’éloge de l’interdisciplinarité car indispensable aux soins dispensés aux malades ou aux « habitants » des EHPAD et des unités de soins de longue durée. Ce terme a supplanté celui de pluridisciplinarité ou de multidisciplinarité pour en souligner l’importance et en améliorer la qualité.

En pratique, cela implique des échanges entre intervenants divers avec écoute et respect de la parole de tous les soignants, de la famille du résident ou des bénévoles d’accompagnement. Autrement dit, deux intervenants qui ne se parlent pas, surtout professionnels, c’est une perte de chance pour celle ou celui qu’ils soignent.

Cet idéal est pourtant au défi d’une réalité culturelle et structurelle.

La culture pouvait interdire, par exemple, de contester la parole du médecin dans la décision soignante. Surtout si celui-ci n’accepte pas d’être contredit. J’ai vécu le temps où l’on pouvait interdire l’ouverture du dictionnaire Vidal aux infirmières souhaitant vérifier les prescriptions. Une période où la parole directe d’une aide-soignante à un médecin laissait augurer d’un intérêt porté à la personne et non au contenu du discours.

S’ajoute de plus en plus le manque de temps pour réaliser des réunions pluridisciplinaires pour faire le point sur la situation de chaque personne soignée. D’où le risque d’un fonctionnement en silo où chacun se campe sur son rôle « propre » en ignorant les autres intervenants. S’en suit une impression d’incohérence renvoyée par les usagers ou les clients des services concernés. En cela il est utile de prendre exemple sur les unités de soins palliatifs qui bénéficient, il est vrai, d’un ratio de personnels qui est supérieur à celui de la plupart des autres unités de soins.

Voir aussi :

Le refus du dialogue : un poison pour les soins

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