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Douleur : aïe !

Publié le par Bernard Pradines

La vérité des résidents n'est pas toujours bonne ni agréable à dire mais elle doit être connue.

Dans une enquête menée en établissements pour personnes âgées en 2007 et publiée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) en octobre 2013, 20 % des résidents estiment que le personnel ne fait pas attention à leur douleur quand ils ont mal, voire très mal.

Source. Tableau 4 à consulter à l’adresse :

http://www.drees.sante.gouv.fr/IMG/pdf/article47.pdf

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Perdu dans la vallée de la mort

Publié le par Papi

Limites des soins de substitution* : un article du Time du 20 janvier 2014

La médecine dispose de puissantes technologies qui peuvent nous maintenir quelque part dans une vallée mystérieuse, entre la vie et l’acceptation de la mort. Cette obscure vallée de la mort conduit vers le deuil mais l’interdit en laissant subsister un espoir ténu d’amélioration. Elle laisse le malade plus vulnérable et moins mortel.

Raison d’état oblige, de nombreux grands de ce monde dont les noms sont dans toutes les mémoires ont pu «bénéficier» de ces techniques qui ont durablement prolongé leurs épreuves. Leur cas n'est pas exceptionnel.

Le Dr Raymond Barfield, chef du service des soins palliatifs connaît des cas où des familles - en majorité profondément croyantes- exigent l’application de mesures héroïques malgré l’avis des docteurs.

Ces familles estiment qu’elles doivent avoir recours à toutes les possibilités de la médecine. Certes les miracles existent, presque tous les docteurs ont des exemples de guérisons impossibles à expliquer scientifiquement. Mais ils ne sont pas la conséquence logique, automatique, d’une foi profonde. Au contraire, une foi profonde doit conduire à l’acceptation de nos limites en tant que créatures mortelles, des limites de la médecine, et de l’arrivée inexorable de la mort. En fin de compte la crainte de la mort s’explique par la crainte de mourir seul, après une vie sans signification. La foi permet aux croyants de penser qu’ils ne mourront pas seuls et que leur vie a eu un sens.

Le véritable espoir pour nous tous n’est pas de croire qu’il existe une machine susceptible de nous garder en vie mais de penser que jusqu’à nos derniers moments il y aura eu quelqu’un pour nous aimer.

Sources : d’après un article de Andy Crouch**, Time 20 janvier 2014

http://content.time.com/time/magazine/article/0,9171,2162277-1,00.html

*Extrait du rapport de l’ONFV de 2011 :

On considère habituellement 3 finalités possibles aux soins ou traitements entrepris : visée curative, visée de substitution d'une fonction vitale défaillante afin de garantir un maintien artificiel en vie et enfin visée palliative afin de garantir le confort et le respect de la dignité.

** Andy Crough est l'auteur de multiples publications à orientation confessionnelle.

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