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Comment découvrir de généreux donateurs ?

Publié le par Louis Lacaze

Comment découvrir de généreux donateurs ?

Les universités et les établissements de soins américains sont constamment à la recherche de personnes prêtes à les aider financer leur fonctionnement et leurs projets. La situation en France présente certes des différences. On peut toutefois  s’intéresser aux techniques de persuasion utilisées.

Un gériatre très connu, prié de prendre la parole à une réunion de donateurs potentiels, se préparait à décrire ses travaux pour améliorer l’existence de seniors lourdement handicapés et ses recherches sur la maladie d’Alzheimer.  La réaction ne tarda pas : il ne fallait surtout pas parler  des problèmes accompagnant la vieillesse mais des espoirs de vivre longtemps en évitant tous les maux qui se manifestent avec l’avancée en âge.

Le gériatre sollicité estime qu’en occultant les problèmes du vieillissement, on cesse de respecter les personnes qui souffrent de ces problèmes.  On doit au contraire permettre aux seniors de conserver une bonne qualité de vie malgré l’inévitable déclin physique. Parler d’un vieillissement réussi suggère une fin de vie bien préparée tandis que choisir de parler d’une vieillesse en bonne santé laisserait entrevoir une vie en constante et excellente forme sans que la fin ne soit jamais envisagée. Une comparaison vient régulièrement à l’esprit des collecteurs de fonds : personne ne veut avoir de cancer ; pourtant chacun suit avec attention les progrès de la recherche dans ce domaine. La différence d’attitude s’expliquerait par le fait que tout le monde n’aura pas un cancer tandis que personne n’échappera à la mort. 

Ainsi, tout se passe comme si « tout le monde veut aller au paradis mais personne ne veut mourir ».

Sources :

"Everybody wants to go to Heaven but nobody wants to die" chanté par Loretta Lyn

"Everybody Wants To Go To Heaven"
 

Everybody wants to go to heaven but nobody wants to die
Everybody wants to go to heaven but nobody wants to die
Once upon a time there lived a man and his name was Isaac
He walked with God both day and night but he didn't wanna die
He cried oh Lord please let me live death is close I know
God smiled down on Isaac and gave him fifteen years to go
Everybody wants to go to heaven but nobody wants to die
Lord I wanna go to heaven but I don't wanna die
So I long for the day when I'll have new birth still I love the livin' here on earth
Everybody wants to go to heaven but nobody wants to die
[ guitar ]
When Jesus lived here on this earth he knew his father's plan
He knew that he must give his life to save the soul of men
When Judas had betraied him her father heard him cry
He was brave until his death but he didn't wanna die
Everybody wants to go to heaven...
Everybody wants to go to heaven but nobody wants to die

Publié dans Alzheimer

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Comment améliorer l’indice de satisfaction des patients

Publié le par Louis Lacaze

Comment améliorer l’indice de satisfaction des patients

Le personnel soignant peut ne pas apprécier de se voir jugé par les patients dans les enquêtes de satisfaction. Ceux-ci sont-ils qualifiés pour se livrer à cet exercice ? Ont-ils même une vague notion de la charge de travail du personnel ?

Carol Raimondi, infirmière américaine souvent hospitalisée et opérée, s’est penchée sur la question.

Alors qu’une infirmière a choisi cette profession pour soulager les gens, elle doit prendre en compte de nombreuses priorités : compléter des fichiers informatisés, répondre au téléphone, courir d’un patient au suivant. Le besoin ressenti par le patient de se savoir suivi de près risque d’y perdre sa place en principe prépondérante

Carol Raimondi propose trois suggestions :

- Disposer des technologies le plus avancées et des meilleurs médecins demeure secondaire. Intéressez-vous à l’histoire du patient, pas simplement à sa pathologie. Ne vous contentez pas d’agir « parce qu’on a toujours fait comme ça », écoutez-le. Une patiente tricote : pour qui ? Que fait-elle dans la vie ?

- Soignez le contact visuel. Pas de coup d’œil rapide suivi d’une série de cases à cocher mais une conversation authentique où le patient va ressentir qu’on l’écoute. Tout cela ne prend que peu de temps mais accomplit des miracles dans la relation infirmière-patient. Carol Raimondi cite un exemple : une patiente a confié à une infirmière qu’elle adorait ses petits-enfants. Une autre infirmière entre dans la chambre et s’exclame : « il parait que vous avez des petits-enfants formidables ! ». La relation infirmière-patient se trouve alors totalement transformée.

- Rendez à la qualité des soins leur priorité. Malgré la pression subie, les tâches diverses à remplir, gardez en mémoire les raisons de votre présence ici : vous voulez soulager ceux qui souffrent, vous compatissez, vous êtes généreuse, vous n’allez tout de même pas laisser disparaitre vos qualités.

Barbara Jacobs, infirmière, reconnait l’importance de cette personnalisation du contact, apprécie le fait qu’il ne réclame que peu de temps ou de moyens financiers tout en améliorant le contact patient-personnel médical, mais elle a pu constater que des barrières intergénérationnelles pouvaient dresser des obstacles. Comment établir le contact quand on a 30 ans, que l’on vit à l’ère numérique avec Facebook et Twitter et que l’on se retrouve avec des personnes de 87 ans ? Elle a donc organisé des séances de formation pour amener le personnel à comprendre que la chambre 315 n’était pas simplement « la fracture de la hanche ». Cette qualité du contact peut avoir des effets inattendus : une infirmière était impatiente de rentrer chez elle pour rapporter à son grand-père qu’un malade de son service avait joué au rugby dans la même équipe que lui !

Sources :

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