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Montrez vos prothèses auditives

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : https://www.webtone.fr/appareils-auditifs-de-forme-intra-auriculaire

Image issue du site : https://www.webtone.fr/appareils-auditifs-de-forme-intra-auriculaire

La publicité fondée sur le refus  de l’âge avancé et de ses conséquences s’emploie à nous convaincre qu’il faut cacher son déficit en dissimulant sa correction : les prothèses auditives. Elles devraient rester discrètes pour ne rien montrer de ce handicap qui dérange quand il ne fait pas rire. Le personnage du professeur Tournesol n’est-il pas là pour corroborer l’image de celui qui, vivant dans son univers, entendant ce qu’il veut, perçoit ce que son désir et son déni lui dictent ?

Il faudrait ainsi rester jeune et, pour le moins, avoir les  apparences de la jeunesse qui, sauf exception, ne recourt pas à un dispositif d’assistance auditive.

Faux calcul. Pourquoi ?

Tout d’abord, l’efficacité des prothèses est limitée. Au fur et à mesure de l’avance en âge, la presbyacousie sénile ne s’améliore pas, au contraire. Mieux vaut ne pas faire semblant d’avoir compris quand ce n’est pas le cas. L’agressivité de votre interlocuteur risque de se réveiller vite.

Pour les moins convaincus d’entre vous, quand vous vous trouverez dans un aéroport avec ses bruits ambiants, la voix souvent fluette des hôtesses d’accueil vous enseignera à l’avenir ce que presbyacousie veut dire.

Ajoutons-en une couche : le port du masque doublé d’une plaque de plexiglas sont d’excellents dispositifs pour…  ne rien percevoir de ce que l’on vous dit.

Aussi, mieux vaut jouer franc jeu. Pour ma part, je montre fièrement  mes prothèses afin, à défaut de comprendre, de me faire comprendre.

Un exemple de publicité :

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Eloge des professionnels des EHPAD

Publié le par Bernard Pradines

Eloge des professionnels des EHPAD

Par les temps qui courent, il faut de la motivation et de la persévérance pour honorer la noble tâche d’accompagner nos anciens en établissements pour personnes âgées.

Le travail y devient bien plus difficile du fait des mesures barrières parmi lesquelles le port permanent du masque, d’autres équipements individuels, l’éventuelle installation distanciée des résidents, les diverses désinfections, les nécessités de test à grande échelle. Le tout pour un salaire qui reste, à ma connaissance, assez loin de celui d’un PDG du CAC 40.

Avec des collègues qui peuvent être testées positives et donc absentes. Avec la fatigue accumulée lors de la « première vague ».

De plus, il s’agit aussi d’informer les familles des résidents à juste titre inquiètes, parfois franchement mécontentes. Les directions s’emploient à cette tâche, au moins en France et en Belgique pour ce que j’en sais. Les visites doivent être accompagnées car certaines d’entre elles ne sont pas précautionneuses et transgressent tranquillement les mesures élémentaires de prévention.

Si la situation s’aggrave comme à Séverac d’Aveyron au début du mois de septembre 2020, les bonnes volontés ne suffisent plus et une mobilisation citoyenne devient indispensable sous la forme d’un bénévolat de circonstance.

Cette situation critique fait mieux ressortir des nécessités parfois négligées en temps ordinaire : l’implication des familles à la connaissance et à la marche de l’établissement comme nous avions tenté, une psychologue et moi[1], de l’encourager en 2010. Avec un oubli de taille réclamé actuellement : les conseils de la vie sociale[2], instance participative pourtant prévue par décret en 2004.

 

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