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Maltraitance et confinement

Publié le par Louis Lacaze

Maltraitance et confinement
Maltraitance et confinement

Les professions médicales ont pu noter qu’avec la covid-19 le sujet de la maltraitance se retrouvait plus souvent à l’ordre du jour. Ses manifestations peuvent être actives, avec des coups, des critiques, un abus de certains médicaments aussi bien que passives où lorsqu’en s’abstenant d’apporter à la personne une certaine attention, on lui cause un préjudice. Parfois l’aidant peut avoir l’impression de faire de son mieux et ne perçoit pas la souffrance de la victime dans un cas sur dix et la proportion s’élève à environ un cas sur deux devant un cas de démence.

Pendant les premiers stades des démences, les maltraitances d’ordre financier sont les plus répandues, d’autant plus que les seniors deviennent vulnérables face aux tentatives d’escroquerie. Avec une totale bonne foi, les enfants vont déclarer que le grand-père est tout heureux d’être financièrement utile. Devant les cas de démence plus avancés présentant un comportement pathologique, on rencontre des agressions physiques, puis devant les cas les plus graves s’ajoutent de cas de malnutrition et d’absence d’hygiène.

Diagnostiquer les cas de maltraitance physique présente des difficultés. Les capillaires deviennent fragiles avec l’âge, certains médicaments favorisent l’apparition d’hématomes. Si un dément présente une fracture de la hanche après une chute comment savoir s’il a été poussé ? Placer un senior maltraité en maison de retraite alors qu’il aimerait rester chez lui, prêt à accepter les mauvais traitements, place le médecin devant une situation complexe dans sa recherche de la meilleure solution.

Un praticien expérimenté se montre prudent. Il observe le langage corporel du senior et des accompagnants et les écoute attentivement. L’accompagnant présente-il des signes d’agressivité ? Corrige-il constamment les avis du senior ? Si la famille suggère qu’une fille viendra vivre avec mamie, établir le profil de la personne s’impose, tout comme le questionnement du senior sur ce choix qui peut révéler une inquiétude ou des réticences. Le praticien retiendra trois questions clés à poser systématiquement : est-ce- que quelqu’un vous donne des coups ? Avez-vous peur de quelqu’un ? Est-ce-que l’on vous prend votre argent contre votre gré ?

Source

Laura Mosqueda professeur de gériatrie Elder Mistreatment podcast animé par Alex Smith et Eric Widera

If you looked at the academic literature, you would think that elder abuse and neglect, collectively called elder mistreatment, did not exist before the 1990s. Of course, that's not true at all, it was hidden, covered, and not a major subject of research. 

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Assentiment

Publié le par Georges Lambert

Assentiment

Georges Lambert est un ancien praticien hospitalier en Soins de Longue Durée. 

Il est, entre autres écrits, l’auteur d’un ouvrage sur la maladie d’Alzheimer paru en 2006. 

Le texte ci-dessous est donc le fruit de l’expérience et de la volonté d’améliorer la condition des résidents et de tous les acteurs qui les entourent.

Extrait : 

"L’impossibilité du consentement est liée, en général, à l’altération des fonctions cognitives et exécutives, troubles du langage, du raisonnement, de l’anticipation … Reconnaitre que certains ne sont pas en mesure de le donner implique qu’ils ne pourront pas non plus donner leur assentiment. Pourtant persiste une certaine communication. Parmi les soignants de ces personnes, nul ne doute qu’elles conservent une idée de ce qu’elles sont et ce regard sur elles-mêmes n’est pas réfutable."

Texte complet en lien ci-dessous :

http://www.geriatrie-albi.com/Assentiment_2021.pdf

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