Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Notes de lecture : Lettre de la Mort à ses nouveaux collaborateurs

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : https://aupieddeslettres.wordpress.com/la-fontaine-fables-la-mort-et-le-bucheron/

Image issue de : https://aupieddeslettres.wordpress.com/la-fontaine-fables-la-mort-et-le-bucheron/

L’avocat François Vannesson, pamphlétaire, nous livre son appréciation sur la future loi de l’aide à mourir en se plaçant du point de vue… de la mort personnalisée.

Extraits :

« On appelle cela « assistance médicale à mourir ». Moi j'appelle cela de la sous-traitance. Les termes diffèrent, le résultat est le même : vous faites mon travail à ma place, et vous le remboursez par la Sécurité sociale.

Hippocrate, qui avait mis vingt-cinq siècles à convaincre les médecins de ne pas me fréquenter, doit se mordre les doigts.

Le jour où ChatGPT décidera de votre fin de vie, je prendrai ma retraite. En attendant, c'est un médecin qui signe l'ordonnance. Comme au bon vieux temps de Molière, sauf que Molière se moquait des médecins qui tuaient par incompétence, alors que vos médecins tueront par compétence. Le progrès est réel, il faut le reconnaître.

Et je vous le dis avec l'autorité que me confèrent quatre milliards d'années d'ancienneté : vous ne savez pas ce que vous faites.

Vous croyez me domestiquer. Vous ne me domestiquerez pas.

Vous croyez me programmer. Je ne suis pas un rendez-vous.

Les soins palliatifs suffisent à rendre mes visites supportables. La morphine, la présence, l'accompagnement, la main tenue dans la nuit, tout cela existe, tout cela fonctionne, tout cela soulage. Mais tout cela coûte de l'argent, du temps, du personnel, de l'humanité. Et l'humanité, en 2026, c'est devenu un poste budgétaire. Alors vous préférez le poison. C'est moins cher. C'est plus rapide. C'est plus clean, comme disent vos consultants en management hospitalier. Remplacer le palliatif par le létal, c'est remplacer le pompier par le pyromane et appeler cela une optimisation des ressources. »

Référence :

Lettre de la Mort à ses nouveaux collaborateurs :

https://www.linkedin.com/pulse/lettre-de-la-mort-%C3%A0-ses-nouveaux-collaborateurs-fran%C3%A7ois-vannesson-tpsye/?trackingId=w5AHpYRaQu%2BJ5d6I5btJyg%3D%3D

Partager cet article
Repost0

Une phrase magique pour neutraliser les questions indiscrètes

Publié le par Louis Lacaze

Une phrase magique pour neutraliser les questions indiscrètes

Il est courant de s’entendre adresser des questions que nous jugeons indiscrètes et qui nous mettent mal à l’aise sur notre état de santé ou celui d’un proche. Leurs auteurs peuvent obéir à des pulsions diverses. Certains recherchent un tremplin pour exposer leurs points de vue personnels ou leurs problèmes qui, à leurs yeux méritent davantage de compassion. Poussés par une curiosité qualifiée de prédatrice par des psychologues, certains ont des vues didactiques et cherchent à vous imposer un mode de conduite. D’autres, poussés par un intérêt sincère, cherchent si une meilleure connaissance de votre situation peut leur permettre de vous apporter une aide.

La personne interrogée est en premier lieu déconcertée par ces questions et au bout de quelques secondes va réagir. Si les normes sociales supposent que toute question entraine une réponse votre liberté individuelle vous dispense de toute obligation de répondre. Le refus peut ne laisser aucune équivoque : « je préfère ne pas en parler », le choix de l’intonation est vaste. Pour atténuer le choc et ne pas mettre fin à la conversation on peut enchaîner en abordant un sujet totalement différent.

Vous pouvez aussi décider de répondre, mais à votre façon. Pendant les secondes de désarroi qui suivent la question inspirez profondément, expirez plus lentement.   L’interlocuteur va penser que sa question vous a plongé(e) dans une profonde réflexion alors que l’exercice est connu pour éliminer le stress et aider à prendre les meilleures décisions.

Des pistes à suivre sont suggérées : : « Qu’est-ce qui vous pousse à me demander ça ? De quoi vous inquiétez-vous à mon sujet ? » « On peut en parler un autre jour ». Si la personne rappelle, son intérêt est réel. Si un(e) proche pose régulièrement la question l’interrogatoire ne s’arrêtera jamais, il est préférable d’éviter la confrontation et d’avoir le sens de l’humour. Une dame citée par l’auteur doit en être généreusement dotée pour avoir stoïquement entendu au cours des ans une répétition des questions suivantes : « Quand vas-tu te marier ? quand vas-tu avoir un enfant ? tu as 4 enfants, quand vas-tu t’arrêter ? ». On peut se prêter au jeu et allonger cette liste à l’infini.

Commentaires de Bernard Pradines. Dans ce domaine comme dans d’autres, la langue française n’a pas de mot pour décrire un intérêt malsain qui peut ainsi se manifester ; « si une meilleure connaissance de votre situation peut permettre d’apporter une aide. », il n’est pas exceptionnel que la curiosité ainsi manifestée soit moins empathique que souhaitée. Nous devons recourir à un terme allemand qui est désormais utilisé en français : « Schadenfreude ». Littéralement : la joie du dommage. Il ne s’agit pas d’une attitude active comme dans le sadisme mais simplement de se réjouir des déboires d’autrui. Ceci peut avoir pour fonction de se rassurer sur sa propre situation, pour la relativiser à l’aune du malheur de son prochain. Lui répond souvent la pudeur, l’économie de mots, qui ont en réponse une valeur protectrice.

Référence :

Jancee Dunn The New-York Times The Well news letter

Publié dans Schadenfreude, psychologie

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 > >>