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droits

Fin de vie : les enjeux d’une loi en faveur d’une mort programmée

Publié le par Bernard Pradines

Fin de vie : les enjeux d’une loi en faveur d’une mort programmée

Intéressant avis n°1 du Collectif Démocratie, éthique et solidarités.

La revendication exprimée par la proposition de loi n° 1100, est celle d’une logique sociétale qui part du principe que l’homme pourrait décider en toute autonomie des conditions de sa mort.

« Cependant postuler ce droit individuel, c’est affirmer que l’expression d’une demande de mourir s’identifie à l’ultime liberté, alors qu’elle émane d’une personne pour qui la vie ou sa perspective est insupportable. C’est créer les conditions d’un environnement avec toutes les formes de pression sociale existantes, où le patient remplissant les critères légaux qui sont très larges, sera conduit à se demander s’il veut continuer à vivre. »

Texte complet :

https://www.geriatrie-albi.com/Avis_ethique1_collectf_DES.pdf

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Dignité, un débat philosophique persistant

Publié le par Bernard Pradines

Dignité, un débat philosophique persistant
Dignité, un débat philosophique persistant

La dignité est citée dans maintes occasions. Il est même question de « mourir dans la dignité » sans que l’on n’ait jamais défini ce que peut être le fait de mourir dans l’indignité.

Nous avons déjà débattu ici de la notion de dignité qui, pour les uns, est ontologique, consubstantielle de l’humanité. J’ai remis en question cette propriété. Pour moi, la dignité est définie à un moment donné d’une société donnée. Est-ce mon intérêt pour l’Histoire et mon exercice varié, à l’étranger et en France, qui m’ont amené à cette conclusion ? La dignité  ne me semble pas attribuée de principe à chaque homo sapiens en naissant alors qu’elle ne l’est pas, bizarrement, chez les autres animaux.  Je la définirai plutôt par la considération de la société contemporaine, passée, actuelle ou future, à l’égard de chaque individu humain qui la compose. Une responsabilité donc.

Les grandes déclarations sont souvent citées à l’appui du caractère inaltérable de la dignité. Or, pour ma part, j’y vois pourtant une conditionnalité.

Dans la déclaration des droits de l’homme (DDH) de 1948, c’est « la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité »

Dans la déclaration universelle des droits de l’humanité (DDHU) de 2015, c’est la satisfaction des besoins fondamentaux ainsi que la protection des droits intangibles.

Publié dans éthique, politique, droits

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