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Une direction démotivée : un risque pour la qualité de l’accompagnement (4/4)

Publié le par Bernard Pradines

Il n’est pas difficile de distribuer des bons et des mauvais points, envers d’autres et envers soi-même. Une carrière en Soins de Longue Durée (anciens Long Séjour) en fournit de nombreuses occasions.

Oui, il est possible de limiter les risques institutionnels envers la qualité des soins et de l’accompagnement des personnes âgées dépendantes et malades. Pour cela, il conviendrait d’améliorer la formation de l’ensemble des intervenants (« du balayeur au directeur ») et l’information des familles.

Il est possible d’écouter et de respecter des personnels qui sont soumis à rude tâche. Y compris dans leurs demandes considérées comme impossibles à satisfaire telles que l’augmentation nette du nombre des soignants : le fait que ceci ne semble pas réalisable n’invalide pas l’exactitude de cette requête.  Idem pour les personnes âgées et les familles : l’exigence de l’impossible fait partie intégrante des désirs humains. De plus, l’utopie de ce jour n’est-elle pas souvent la réalité de demain ? Si l’on en croit Théodore Monod, « l’utopie ne signifie pas l’irréalisable, mais l’irréalité, l’utopie d’hier peut devenir la réalité. » Ceci n’empêche aucunement de dénoncer toute déviation éthique de quiconque sans succomber à la tentation d’utiliser les erreurs comme outils de gestion des personnels (http://free.geriatrics.overblog.com/les-erreurs-therapeutiques).

Il est possible de créer un climat de confiance entre les personnes considérées comme les principaux responsables de l’établissement : direction, médecins, cadres de santé (issus du monde infirmier). Encore faut-il avoir une conscience claire du retentissement délétère des conflits larvés et inexprimés et de l’absence de communication entre les divers acteurs. Encore faut-il être motivé pour le bien-être des personnes soignées. 

Nous, témoins d’une des formes de la faiblesse humaine, portons la lourde responsabilité de montrer ce que l’humanité peut faire, ici, de meilleur.

 

Lien ci-dessous vers le texte complet sous ce titre :

Publié dans EHPAD, SLD, erreurs

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Les erreurs thérapeutiques

Publié le par Pradines

Le manque de formation des personnels, leur insuffisance numérique, leur rotation, leur arrivée récente, leur inexpérience, la routine, la délégation de responsabilité (de l’infirmière à l’aide-soignante ou à l’étudiante en soins infirmiers), la prescription verbale ou écrite en minuscules, la polymédication, font courir des risques d’erreurs en établissements, en particulier dans le domaine thérapeutique. Elles sont honteuses, donc souvent cachées au résident et à sa famille mais aussi aux autres acteurs de l’institution. Elles sont rarement déclarées à la Pharmacovigilance. Au lieu d’être considérées comme des opportunités à analyser et à diffuser largement sans stigmatisation et sans culpabilisation, elles sont souvent utilisées comme un outil à géométrie variable de gestion des personnels. Il faudra beaucoup de temps et d’efforts pour que l’erreur apparaisse pour ce qu’elle devrait être : une réelle chance pour les équipes d’améliorer les soins et la sécurité. Enfin, on peut espérer une amélioration de la sûreté des prescriptions et de l’administration des médicaments par des moyens de contrôle informatique.

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