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Petite anecdote qui m’est arrivée au jour de l’An 2024…

Publié le par Christine Charras

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En remontant chez moi après les fêtes et au sortir d’un village, je dépasse une vieille dame marchant bon train avec sa canne.

Je la dépasse puis me dis qu’il y a quelque chose qui cloche : il est quinze heures, c’est l’hiver et surtout elle se dirige vers un endroit où il n’y a pas de maison mais bientôt une quatre voies.

Je fais demi-tour et je lui demande où elle va ; elle ne sait pas trop, elle se promène avec une branche de sauge à la main. Quand je lui demande où elle habite, elle me répond : la maison de retraite.

Du coup, je la fais monter dans ma voiture en lui disant que je vais la raccompagner chez elle ; elle me remercie tout en me faisant remarquer qu’il n’est que quinze heures et qu’elle a encore le temps de se promener

Elle ne sait pas quel jour on est ni quelle est l’année mais sait qu’elle est née en 1931.

En arrivant avec elle à la maison de retraite et me garant avec le warning, une voiture s’arrête à côté de la mienne et le conducteur me fait signe : c’était l’infirmier de l’EHPAD qui était allé la chercher et qui avait compris que je la ramenais à bon port…

En fait, elle peut sortir librement car elle a un GPS et quand elle s’éloigne trop, quelqu’un vient la chercher !

Une solution d’avenir ?

Commentaires de Bernard Pradines

L’attitude de Christine Charras est bien sûr louable. Celle de l’infirmier et de l’EHPAD l’est tout autant. Autant préserver la liberté d’aller et de venir de cette dame. Les moyens actuels de repérage, en particulier ceux utilisés dans les véhicules, sont d’une remarquable efficacité ; certes ils posent des problèmes éthiques nouveaux et le risque de surveillance indue des personnes, y compris à leur insu. L’anecdote rapportée par Christine Charras m’inspire donc les propositions suivantes :

- l’utilisation de ces nouveaux moyens de localisation est en soi une bonne chose à développer.

- une décision d’équipe après des précautions légales et consultations multiples doit précéder la mise en œuvre de cette mesure.

- il serait judicieux qu’un élément distinctif  soit porté par la personne concernée afin que l’on n’assiste pas à un ballet de raccompagnements à l’EHPAD. Ceci doit être mûrement réfléchi afin de ne pas stigmatiser la personne.

 


 

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Le préalable à une formation réussie

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : http://www.laboratoire-scientis.fr/formations.html

Image issue de : http://www.laboratoire-scientis.fr/formations.html

La formation des personnels à domicile et en établissements pour personnes âgées, ou lors de l’hospitalisation de celles-ci, demeure à la fois une nécessité ressentie et une obligation réglementaire. J’ai déjà eu l’occasion de dire ici que le terme « formation » devait être remplacé par celui de « soutien » et le mot « stagiaire » par celui de « participant ».

Un bilan préalable est inévitable si l’on veut connaitre les difficultés rencontrées par les personnels dans le domaine à traiter. Il  s’agit de comprendre quels sont les problèmes posés afin d’y remédier au mieux. Autrement dit, pas de thérapeutique efficace sans un diagnostic correct.

Pour cela, il convient que les thèmes de formation soient décidés par les acteurs eux-mêmes et non par une personne éloignée du terrain, hors contact direct des personnes âgées concernées. Dans cette optique, un questionnaire anonyme préalable comportant des questions ouvertes pour chaque "stagiaire" permet aussi de mieux apprécier les attentes. Après la formation, un suivi de son efficacité est grandement souhaitable.

Pourquoi ces mesures sont-elles rarement  effectives ? Une première raison en est la frilosité des institutions à communiquer leurs difficultés dont elles craignent qu’elles altèrent leur image. S’y adjoint le fait que les organismes de formation sont des clients commerciaux soumis à appels d’offre. La tentation sera grande de « coller » aux demandes du décideur sans vérifier ce qui ne fonctionne pas bien. Il sera plus facile de délivrer une formation sur un thème précis, sans étude préalable du terrain, sans lendemain de vérification. En somme un message souvent décalé, livré devant des « stagiaires » plus ou moins indifférents. Mon pire souvenir : un hôpital de Dordogne où la quasi-totalité des participants arrivant ne connaissaient pas ma profession. Surtout, ils ne savaient pas quel était le thème de la journée !

 

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