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ethique

Position de l’Ordre Infirmier français sur l’euthanasie et le suicide assisté en décembre 2013

Publié le par Bernard Pradines

  • Se donner le temps d’un grand débat décliné régionalement
  • Faire connaître les textes à tous les professionnels de santé
  • Rendre obligatoire une formation des médecins et des infirmiers sur le thème de la fin de vie
  • Faire de la prise en charge de la douleur une grande cause nationale de santé publique
  • Rendre obligatoire la présence d’un infirmier de nuit dans les EHPAD
  • Rendre opposables les directives anticipées et garantir la clause de conscience y compris de l’infirmière
  • Renforcer le caractère légal de l’approche pluri-professionnelle
  • Prendre en compte les compétences infirmières et reconnaître l’infirmier comme pivot des soins apportés au patient en fin de vie
  • Envisager la sédation terminale à la demande des personnes en garantissant la clause de conscience de l’infirmier
  • Refuser toute légalisation de l’euthanasie et/ou du suicide assisté tant il est dangereux, inopportun et foncièrement contraire à la déontologie d’organiser l’aide au suicide.
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Une consultation en gériatrie

Publié le par Papi

Une consultation en gériatrie

Le Dr Ariel Green est interne en gériatrie à l’hôpital Johns Hopkins aux Etats-Unis. Elle écrit :

Le patient type en gériatrie souffre d’au moins trois maladies chroniques et de nombreux syndromes liés au vieillissement. Il arrive avec une longue liste de médicaments ou une poche remplie de boites de pilules et comprimés. Des effets secondaires, des incompatibilités sont possibles. Ils ont été prescrits par des légions de médecins qui souvent ne communiquent pas entre eux.

La fille de cette dame atteinte de démence s’inquiète parce que sa mère a perdu du poids, n’a plus d’appétit. La malade panique au contact du stéthoscope, sa fille parvient difficilement à la calmer.

Mon collègue arrive dans la salle d’examen et je lui fais mon rapport. Il s’assied à côté d’elle. Elle sent sa présence, tend la main, descend le long de sa manche et se cramponne à sa main.

La fille de la patiente ouvre de grands yeux : « Vous n’avez pas retiré votre main » dit-elle, surprise et soulagée. Les sept années qu’elle avait passées à soigner sa mère lui avaient-elles appris que même les docteurs ont une réaction de recul devant une personne atteinte de démence ?

Un docteur consacre l’essentiel d’une première visite à établir le profil du patient. Ce jour-là j’ai appris une chose : on soigne même quand il n’y a pas de remède. Le contact humain est essentiel, il permet de dire à l’aidante : «vous n’êtes pas toute seule» et de remplacer sa détresse par un instant de joie.

Source : http://www.washingtonpost.com/national/health-science/a-young-geriatrician-on-the-struggles-of-alzheimers-patients--and-their-caretakers/2013/08/30/281bd6f8-e32a-11e2-80eb-3145e2994a55_story.html

Dr Ariel Green

Dr Ariel Green

Publié dans éthique, gériatrie, aidants

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