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ethique

Intrusion

Publié le par Bernard Pradines

Le mot « intrusion » revient régulièrement dans le discours ou les publications relatives à la présence des soignants ou des personnes chargées de l’aide à domicile. La définition de ce terme figure dans les dictionnaires : il s’agit d’une introduction de force, du fait de « s’introduire, sans en avoir le droit, dans une charge, une dignité, dans une société, un groupe » (Le Petit Robert).

Cette précision nous éclaire sur la réticence de nombreuses personnes âgées à être aidées. Les raisons en sont multiples : anosognosie (non reconnaissance de la maladie), envahissement du domicile et bouleversement des rythmes de vie, perte de maîtrise sur l’environnement habituel, humain et matériel, œil extérieur s’introduisant et jugeant les intéressés. Cette dernière situation est d’autant plus prégnante que les aides à domicile concernent la proximité villageoise. Pourtant, le principal facteur de vécu négatif est peut-être ailleurs : il s’agit de la nouveauté historique de ce phénomène. Jadis lieu d’intimité, la famille nécessitant de l’aide devient publique, ouverte de bon ou mauvais gré ; un changement culturel sans précédent depuis la horde ou la tribu. Une adaptation à marche forcée : pour le meilleur et pour le pire.

Publié dans éthique

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Géolocalisation et démocratie

Publié le par Bernard Pradines

Aussi longtemps que le déni de la démence se conjuguera à l'amalgame avec des procédés de dictature, d'autres personnes âgées mourront de froid en hiver dans nos EHPAD.

Pourtant, les moyens techniques existent pour éviter de tels drames.

Selon APM citant Michèle Delaunay, l'usage de "dispositifs de géolocalisation à des fins de protection de la personne" devra notamment "être discuté".

Cette mesure, tant redoutée au vu des Droits de l'Homme, ne devrait pas être repoussée sur des arguments éthiques comme c'est le cas justifié dans la surveillance abusive à visée répressive, politique, syndicale, religieuse ou pour toute autre opinion.

Il s'agit ici de malades et non de personnes saines. Le fond de ce déni me semble se situer dans la mauvaise conscience à enfermer des personnes âgées contre leur gré, loin de leur famille si culpabilisée.

Une fois de plus se pose le problème de l'utilisation des moyens de surveillance, donc in fine celui du respect des personnes et de la démocratie dans l'institution.

Publié dans éthique, géolocalisation

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