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fin de vie

Traumatologie chez les seniors et soins palliatifs, couple indissociable

Publié le par Louis Lacaze

Zara Cooper, spécialiste à la fois de chirurgie traumatologique et de soins palliatifs a été frappée de constater que ces deux disciplines étaient étroitement liées. Plus de la moitié des patients accueillis en traumatologie à la suite de chutes sont des personnes âgées. La détérioration de leur qualité de vie peut les amener à la dépendance, voire s’accompagner de douleurs chroniques. Par exemple, une grave lésion rachidienne peut les rendre paraplégiques ou quadriplégiques.

 

Leur apporter des soins médicaux agressifs sans les informer des conséquences possibles d’une intervention chirurgicale,  sans aborder le sujet avec les patients et leurs familles, sans évaluer leur conception de leur existence, leurs valeurs, peut être catastrophique. Les bonnes pratiques  exigent une intervention pluridisciplinaire. Pourtant, le chirurgien est encore trop souvent seul maitre à bord et doit agir rapidement. De son côté le spécialiste en soins palliatifs peut recommander des soins de confort, prendre en compte les souhaits du patient. Il peut aussi conseiller l’anesthésiste dans certains cas.

 

Dans les services de traumatologie où cette coopération existe, une grande majorité de seniors n’est pas opérée suite à la discussion du pronostic en équipe. Les chirurgiens en viennent ainsi à privilégier la future qualité de vie du patient grâce à une approche pluridisciplinaire des soins. Personne ne peut prétendre pouvoir travailler seul dans son coin.   

       

 

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Que ressentez vous si un de vos patients met fin sa vie ?

Publié le par Louis Lacaze

Vous faites tout votre possible pour sauver un accidenté de la route gravement atteint et il meurt dans vos bras. Vos mains sont tachées de son sang, non parce que vous l’avez tué mais parce que vous avez été dans l’incapacité de le sauver.

 

Ce sentiment de culpabilité n'apparaîtra pas si le malade succombe à un cancer, assassin reconnu, mais sera violent si le patient met volontairement fin à ses jours. Savoir qu’on ne peut éviter tous les suicides n’apportera pas de soulagement quand on peut soigner un état dépressif, une psychose, une anxiété. Vous avez partagé les peurs, la souffrance du patient, son désespoir. Il vous a permis d’entrer dans son univers personnel puis vous a quitté.

 

Vous supportez donc le poids d’un sentiment de culpabilité pour n’avoir pas réussi à le protéger et celui de la douleur d’avoir perdu un proche. Son image, ses paroles viendront, fantômes impitoyables, de temps à autre hanter votre mémoire.

 

Commentaires de Bernard Pradines : la culpabilité des soignants est un sujet peu abordé en dehors de cercles restreints. Si ce sentiment permet de se motiver davantage à faire mieux à l’avenir, il est aussi un facteur de fragilisation des soignants qui peut avoir des effets négatifs voire destructeurs.

 

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