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gerontologie

Empathie : un mot magique ?

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : https://www.slideshare.net/lindseynorman/taking-the-you-out-of-user-experience/46-lnorman16EinfhlungOrigin_of_the_word_empathyFrom

Image issue du site : https://www.slideshare.net/lindseynorman/taking-the-you-out-of-user-experience/46-lnorman16EinfhlungOrigin_of_the_word_empathyFrom

Très intéressant article de Christophe Pacific sur des notions éternellement questionnées dans nos pratiques soignantes.[1]

L’empathie serait-il un mot fourre-tout qui permettrait de se rassurer à bon compte ? Dès lors que j’aurais prononcé le mot magique, chacun aurait compris que je suis attentif à la souffrance de la personne soignée sans perdre mes capacités professionnelles dans une errance affective qui relèverait de la sympathie. Or, ce dernier concept, comme ceux qui relèvent de la vie sentimentale, a toujours été suspect dans le monde qui se veut très rationnel du soin organisé. Cette suspicion rejoint celle de la fameuse bonne distance qui serait bien trop raccourcie, brûlant les ailes de l’imprudent. « On ne peut pas aimer son patient » me déclara tout de go une soignante. Direction le burn-out s’il en était ainsi ?

Christophe Pacific a raison de nous mettre en garde contre toutes les facilités de langage qui closent le débat, stérilisent la pensée, assèchent les sentiments. Admettre que nous ne pourrons jamais nous mettre vraiment à la place de notre patient, c’est déjà un pas vers la modestie qui nous fait défaut. Concevoir que l’écoute bienveillante est un élément majeur, indispensable et insuffisant de notre relation au soigné, serait un progrès. Déjà beaucoup ! Car le contexte, lui n’est pas toujours philosophique. Il impose d’aller vite. Il exige la disponibilité physique et mentale. Il n’est pas le fait d’un soignant isolé mais il est le produit d’une situation donnée, politique, économique, culturelle, historique. Autrement dit, la part de ma responsabilité personnelle dépend aussi des contraintes dans lesquelles j’exerce ma profession, qu’elles tiennent à l’organisation des soins, aux relations avec mes collègues, aux moyens alloués à ma tâche ou à ma vulnérabilité personnelle. Si je pense à tort que je suis la seule en cause de toutes les insuffisances que je vois autour de moi dans mon exercice, oui, je risque le burn-out !

Continuons à réfléchir sans oublier d’approfondir la connaissance des facteurs qui peuvent modifier au quotidien la qualité de la relation soignant-soigné.

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Des lendemains qui chantent

Publié le par R.

Des lendemains qui chantent

Aujourd'hui j'ai interviewé une bénévole d'association qui est intervenue dans des EHPAD. Je lui ai posé la question de la peur rencontrée dans ces institutions.

  • Les personnes âgées  ont peur des mauvais traitements et elles ont raison,
  • Les familles ont peur des représailles sur leurs proches, ou parents
  • Les personnels ont peur de perdre leur emploi, parfois ont peur que leur contrat ne soit pas prolongé.

J’ai aussi établi le contact avec un démarcheur d'investisseurs en "résidences senior".

Il possède un argument bien rodé : vous lui confiez environ 170 à 180 000 euros, avec une garantie de rendement de 4,5 %

La somme sert à construire une partie d'une résidence senior, lieu de vie dit de qualité qui n'est pas adapté à la dépendance.

L'engagement porte sur neuf années. Si, au terme de ces années, vous souhaitez maintenir votre placement, votre taux d'intérêt sera augmenté, passant de 4,5 à 5 %.

Cerise sur le gâteau : si vous récupérez votre placement, la personne qui prendrait votre suite bénéficiera d'un rendement meilleur.

Si par contre vous maintenez votre placement au-delà des neuf années, le rendement sera encore plus élevé.

Arrangement suprême : si vous êtes propriétaire, on vous conseille de vendre votre bien et de placer la somme dans de l'investissement de résidences seniors... qui disposera non seulement de quoi financer de nouvelles constructions, mais pourra vous loger et récupérera également votre argent par les loyers qui vous auront été concédés.

Bénéfice de la déduction fiscale sur le rendement de votre capital : n'est-ce pas une superbe niche fiscale ?

Sans oublier les lendemains qui chantent.[1] Extrait : « Avec un vieillissement accéléré de la population, lié à la génération des baby-boomers de l’après-guerre, le nombre de personnes de plus de 85 ans, l’âge moyen d’entrée en maison de retraite, va passer, en France, de 2,1 millions en 2019 à 5,9 millions en 2060. »

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