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Le moment est-il venu de me séparer de Poupette ?

Publié le par Louis Lacaze

Le moment est-il venu de me séparer de Poupette ?

Vivre aux côtés d’un animal favori chez soi peut apporter de grandes joies à un senior, généralement suivies de chagrin lorsque l’espérance de vie de l’animal, bien plus courte que celle des humains, arrive à son terme. Son propriétaire rêve pour lui d’une mort naturelle, qui pour un animal non domestiqué était l’isolement dans la nature ou la rencontre avec un prédateur. Mais sa fin de vie à nos côtés ne sera pas toujours aussi paisible et naturelle. Les chiens et les chats sont bien plus stoïques que les humains face à la douleur qui ne se manifeste pas toujours extérieurement.

 

 Constatant que beaucoup de propriétaires tardaient à décider d’euthanasier leurs animaux et que très peu envisageaient une décision qui serait prématurée, le docteur Villalobos, vétérinaire, a créé une échelle permettant de faciliter une prise de décision. Les points suivants doivent être notés de 0 à 10, la note idéale étant 10.

Souffrance : l’animal souffre-t-il ? Sa respiration est-elle difficile ?

Appétit : mange-t-il normalement ?

Hydratation : boit- il normalement ?

Hygiène : est-il toujours propre ?

Bien-être : exprime-t-il de la joie, de l’intérêt ?

Mobilité : peut-il se lever sans être aidé ? Marcher normalement ?

Etat général : les jours sans problèmes sont-ils les plus nombreux ? Si la relation avec l’animal n’est plus possible, la fin est proche et l’euthanasie peut s’envisager lorsqu’une fin paisible au domicile et sans souffrance est improbable.

 

Devant un score à peu près moyen, un vétérinaire peut suggérer un traitement, un total inférieur à 35 suggère d’envisager une euthanasie. Celle-ci peut être pratiquée après administration d’un sédatif en présence des propriétaires qui voudront accompagner leur animal jusqu’au bout de la route.

 

Commentaires de Bernard Pradines : la problématique des animaux chez les personnes âgées tient aussi  au risque d’abandon ou d’euthanasie lorsque leur maîtresse ou leur maître entre en établissement. L’anticipation dans ce domaine revêt donc une grande importance. Les scrupules ne seront pas toujours au rendez-vous si l’animal est considéré seulement comme le compagnon assurant la sécurité et la compagnie de la personne âgée en remplacement de sa famille. Il est des héritages dont personne ne veut alors que d’autres sont toujours convoités. La personne âgée partie en établissement ou décédée, l’animal ne trouvera plus son utilité et pourra être sacrifié. Je ne suis pas convaincu par un score qui ne reflète pas que la seule dimension de souffrance : hygiène, se lever sans être aidé, relation avec l’animal … Par ailleurs, l’euthanasie dite « de confort » peut avantager certains vétérinaires qui n’oublient pas que ce geste est rémunérateur. Encore un effort pour une société plus humaine envers les humains et les animaux dont nous sommes comptables et nous-mêmes compagnons.

 

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Charlatanisme et conflits d’intérêt

Publié le par Bernard Pradines

Extrait de : grupo abracadabra en realidad

Extrait de : grupo abracadabra en realidad

Une de mes correspondantes évoque  les récits d'une femme d'environ cinquante ans qui  souffre terriblement d'angoisse. Elle court les charlatans à des prix exorbitants.

Elle n’est pas la seule victime de ces bonimenteurs. Ceux-ci viennent même vendre leurs prestations dans des réunions publiques et associatives telles que France Alzheimer ou d’autres associations généreuses les organise. Ils ou elles sautent sur le premier malheureux venu -souvent une malheureuse- qui vient se plaindre de sa situation d’aidante ou de personne aidée, pour lui proposer sa naturopathie ou autre psychologie au nom parfois inconnu. Le tout bien sûr sous le vernis d’un nécessaire accompagnement d’une personne vulnérable et isolée. On vient ainsi « faire son marché » pour recruter des clients qui ont eu le mérite d’oser exprimer leur souffrance et cherchent de l’aide.

Déjà, le fait d’être un professionnel, médecin, infirmière, psychologue diplômé, directeur d’établissement, doit rendre circonspect quant à la possibilité de conflits d’intérêt. On imagine à peine cette nécessaire précaution  quand des « psys » ou autres thérapeutes alternatifs autoproclamés souhaitent pour le moins se faire connaitre par le biais du public fragile recourant à une association d’aide.

Responsables d’associations, ne soyons pas dupes !

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