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A domicile : témoignage de Constance, aide-soignante

Publié le par Constance

Extrait :

"Le maintien à domicile n’est pas un choix. Il est un combat"

Depuis quelques années, la situation des personnes âgées soignées à domicile évolue défavorablement. Les mobilisations et transferts nécessitent désormais un binôme réunissant aide-soignant(e) (AS) et aide à domicile (AD). Les retours de l’hôpital et des cliniques se sont faits plus précoces, le personnel à domicile est vieillissant.

Le coût de la prestation de l’AS est pris en charge par l’assurance maladie, le montant de celle de l’AD est assumé par la famille. Cette dernière somme est compensée en fonction des revenus des malades par l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) mais il demeure un reste à charge. Si cette contrainte ne peut pas être honorée par la personne concernée et par sa famille, il faudra se priver d’AD.  La conjointe ou le conjoint doit alors apporter l'aide indispensable en remplacement de l’AD. Sauf que les conjoints sont âgés. Peut-on demander à des conjoints âgés ou très âgés de fournir un effort physique au moins deux fois par jour, lors du lever et du coucher, et 365 jours par an, dimanches et jours fériés compris ... surtout quand ils souffrent eux-mêmes de pathologies liées à l'âge ?

Ils ont eux-mêmes souvent des difficultés articulaires, des douleurs chroniques voire d’autres pathologies liées au vieillissement. De plus, il faut s'occuper de son conjoint malade à la fois le jour et la nuit. D’où l’inévitable fatigue. Beaucoup ne savent pas demander au Conseil Départemental une révision de leur plan d'aide APA. Ou bien ils ne l’osent pas ou ne le veulent pas.

Le maintien à domicile n’est pas un choix. Il est un combat.

Publié dans aidants, famille, isolement

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Souvenirs d’un temps passé, retour dans le présent

Publié le par Louis Lacaze

Les adultes qui ont eu la chance de grandir aux côtés de leurs grands-parents se souviennent avec nostalgie de la place qu’ils ont occupée dans leur existence, de leur apport constant de tendresse, de protection quotidienne. Plus tard ils découvrent que les ans impriment leur marque, handicapent la mémoire, leurs capacités intellectuelles et leur santé. Ils ont pu aussi noter que la société ne faisait pas grand cas des personnes âgées souvent contraintes de terminer leur existence dans des conditions difficilement supportables. 

 

Cette indifférence des générations plus jeunes à l’égard des seniors peut entrainer chez elles une mauvaise conscience, un certain mal-être accompagné d’un sentiment d’impuissance face à une multitude de priorités incontournables. Des médecins qui ont conservé le souvenir ému de la présence attentive de leurs grands-parents suggèrent que si la société lutte dès l’école contre le racisme et le sexisme, un troisième thème devrait prendre place : la lutte contre l’âgisme. Certes des initiatives ponctuelles ont régulièrement lieu avec des visites d’EHPAD par des groupes d’écoliers, parfois relayées par des manifestations intergénérationnelles dans les MJC. Que les programmes officiels de l’Education connaissent régulièrement un additif en ce sens serait bienvenu.

Source : le texte ci-dessus a été inspiré par la source suivante :

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