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maltraitance

Des lendemains qui chantent

Publié le par R.

Des lendemains qui chantent

Aujourd'hui j'ai interviewé une bénévole d'association qui est intervenue dans des EHPAD. Je lui ai posé la question de la peur rencontrée dans ces institutions.

  • Les personnes âgées  ont peur des mauvais traitements et elles ont raison,
  • Les familles ont peur des représailles sur leurs proches, ou parents
  • Les personnels ont peur de perdre leur emploi, parfois ont peur que leur contrat ne soit pas prolongé.

J’ai aussi établi le contact avec un démarcheur d'investisseurs en "résidences senior".

Il possède un argument bien rodé : vous lui confiez environ 170 à 180 000 euros, avec une garantie de rendement de 4,5 %

La somme sert à construire une partie d'une résidence senior, lieu de vie dit de qualité qui n'est pas adapté à la dépendance.

L'engagement porte sur neuf années. Si, au terme de ces années, vous souhaitez maintenir votre placement, votre taux d'intérêt sera augmenté, passant de 4,5 à 5 %.

Cerise sur le gâteau : si vous récupérez votre placement, la personne qui prendrait votre suite bénéficiera d'un rendement meilleur.

Si par contre vous maintenez votre placement au-delà des neuf années, le rendement sera encore plus élevé.

Arrangement suprême : si vous êtes propriétaire, on vous conseille de vendre votre bien et de placer la somme dans de l'investissement de résidences seniors... qui disposera non seulement de quoi financer de nouvelles constructions, mais pourra vous loger et récupérera également votre argent par les loyers qui vous auront été concédés.

Bénéfice de la déduction fiscale sur le rendement de votre capital : n'est-ce pas une superbe niche fiscale ?

Sans oublier les lendemains qui chantent.[1] Extrait : « Avec un vieillissement accéléré de la population, lié à la génération des baby-boomers de l’après-guerre, le nombre de personnes de plus de 85 ans, l’âge moyen d’entrée en maison de retraite, va passer, en France, de 2,1 millions en 2019 à 5,9 millions en 2060. »

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Le moment est-il venu de me séparer de Poupette ?

Publié le par Louis Lacaze

Le moment est-il venu de me séparer de Poupette ?

Vivre aux côtés d’un animal favori chez soi peut apporter de grandes joies à un senior, généralement suivies de chagrin lorsque l’espérance de vie de l’animal, bien plus courte que celle des humains, arrive à son terme. Son propriétaire rêve pour lui d’une mort naturelle, qui pour un animal non domestiqué était l’isolement dans la nature ou la rencontre avec un prédateur. Mais sa fin de vie à nos côtés ne sera pas toujours aussi paisible et naturelle. Les chiens et les chats sont bien plus stoïques que les humains face à la douleur qui ne se manifeste pas toujours extérieurement.

 

 Constatant que beaucoup de propriétaires tardaient à décider d’euthanasier leurs animaux et que très peu envisageaient une décision qui serait prématurée, le docteur Villalobos, vétérinaire, a créé une échelle permettant de faciliter une prise de décision. Les points suivants doivent être notés de 0 à 10, la note idéale étant 10.

Souffrance : l’animal souffre-t-il ? Sa respiration est-elle difficile ?

Appétit : mange-t-il normalement ?

Hydratation : boit- il normalement ?

Hygiène : est-il toujours propre ?

Bien-être : exprime-t-il de la joie, de l’intérêt ?

Mobilité : peut-il se lever sans être aidé ? Marcher normalement ?

Etat général : les jours sans problèmes sont-ils les plus nombreux ? Si la relation avec l’animal n’est plus possible, la fin est proche et l’euthanasie peut s’envisager lorsqu’une fin paisible au domicile et sans souffrance est improbable.

 

Devant un score à peu près moyen, un vétérinaire peut suggérer un traitement, un total inférieur à 35 suggère d’envisager une euthanasie. Celle-ci peut être pratiquée après administration d’un sédatif en présence des propriétaires qui voudront accompagner leur animal jusqu’au bout de la route.

 

Commentaires de Bernard Pradines : la problématique des animaux chez les personnes âgées tient aussi  au risque d’abandon ou d’euthanasie lorsque leur maîtresse ou leur maître entre en établissement. L’anticipation dans ce domaine revêt donc une grande importance. Les scrupules ne seront pas toujours au rendez-vous si l’animal est considéré seulement comme le compagnon assurant la sécurité et la compagnie de la personne âgée en remplacement de sa famille. Il est des héritages dont personne ne veut alors que d’autres sont toujours convoités. La personne âgée partie en établissement ou décédée, l’animal ne trouvera plus son utilité et pourra être sacrifié. Je ne suis pas convaincu par un score qui ne reflète pas que la seule dimension de souffrance : hygiène, se lever sans être aidé, relation avec l’animal … Par ailleurs, l’euthanasie dite « de confort » peut avantager certains vétérinaires qui n’oublient pas que ce geste est rémunérateur. Encore un effort pour une société plus humaine envers les humains et les animaux dont nous sommes comptables et nous-mêmes compagnons.

 

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