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medecin

Vous rencontrez un(e) patient(e) ? Les sept premières secondes ont une importance capitale

Publié le par Louis Lacaze

Le tout premier contact doit créer un sentiment de confiance qui doit évoluer vers une perception positive de votre personne. Le processus ne prend que quelques secondes, exactement sept d’après des chercheurs qui pensent que ce réflexe date du temps préhistorique car nos lointains ancêtres devaient réagir très vite lorsqu’ils croisaient un inconnu.

Une mauvaise première impression s’imprime dans le cerveau. Il sera très difficile de la corriger même si elle est injustifiée.

Personne n’aime s’entendre dire que ses qualités relationnelles sont limitées. Aussi les spécialistes en communication recommandent-ils d’user de diplomatie.

Ils insistent d’abord sur l’expression faciale. Sourire n’est pas spontané chez tout le monde alors qu’il s’agit d’un comportement essentiel pour montrer son intérêt et sa disponibilité. Un visage fermé indique un manque total d’intérêt pour la personne qui vous fait face.

Un bon contact visuel doit être maintenu pendant les toutes premières secondes. Ne pas succomber à la tentation de laisser errer votre regard vers le fichier, l’ordinateur, les chaises dans la pièce. Ainsi, votre interlocuteur comprendra qu’il bénéficie de toute votre attention.

Votre façon de vous déplacer et vos gestes auront de l’importance. Vous êtes pressé ? Ne le montrez pas ! Dégagez une impression de compétence, de convivialité : le visiteur ou le visité s’en apercevra immédiatement.

 

Source : Suneel Dhand, MD 

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Chirurgie : quand l'âge devient un facteur de risque

Publié le par Louis Lacaze et Bernard Pradines

Chirurgie : quand l'âge devient un facteur de risque

Les interventions sur la vésicule biliaire, la thyroïde, une hernie ou l’ablation d’un sein font partie de la routine d’un chirurgien. Toutefois le cas des seniors soulève de plus en plus fréquemment une interrogation chez le praticien : le patient est-il fragile ?

 

La fragilité implique des réserves diminuées sur le plan physique, des difficultés possibles au niveau de l’anesthésie, des infections, des complications hémorragiques ou thromboemboliques. Plus le patient est fragile, plus le risque est élevé, multiplié par deux à quatre chez les patients âgés. Cependant, le pourcentage des complications dans cette population demeure inférieur à deux pour cent. Dans une majorité des cas, la récupération sera longue et le patient ne retrouvera pas l’ensemble de ses capacités antérieures.

 

De nombreux auteurs recommandent que la décision d’opérer ne soit prise qu’après une concertation avec le patient et sa famille. Est-il préférable d’opérer ou de ne rien faire ? N’y a-t-il pas d’approche moins radicale, une modalité d’anesthésie différente, des alternatives possibles ?  

 

Certaines mesures permettent de limiter les risques. Une bonne hygiène de vie, une alimentation contrôlée, l’exercice physique pendant plusieurs semaines avant l’opération augmentent fortement les chances de succès et diminuent le risque pour la famille de s’entendre dire que « l’opération a réussi mais le patient est mort ».

 

Commentaires de Bernard Pradines : intéressante vision des risques de complications postopératoires. En France, la coopération d’un gériatre sera plus facilement proposée, au moins sur le papier. L’insistance sera portée davantage sur les pathologies  que sur l’âge de l’état-civil. Par ailleurs, les modalités anesthésiques, pourvu qu’elles soient correctement effectuées,  demeurent incertaines quant à leur rôle dans la genèse des complications. Enfin, le consentement du sujet âgé sera mis en avant, la famille n’ayant pas en principe à prendre des décisions pour son parent.

 

Source

Paula Span :

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