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medecin

La communication médicale avec les proches : à améliorer.

Publié le par Louis Lacaze Bernard Pradines

Un médecin consacre davantage de son temps à communiquer qu’à exercer son art. Avec un diplôme tout neuf, un jeune praticien doit s’en apercevoir au plus vite.

Certains, pris par le temps, peuvent demander : « mais pourquoi la famille veut me voir ? Je n’ai rien de particulier à lui dire ». Ils sont la minorité.

Personnellement, écrit Suneel Dhand, je veille toujours à pouvoir rencontrer la famille. Je lui téléphone quand je suis dans la chambre du patient en branchant le haut-parleur pour que tous puissent m’entendre et poser des questions.

Prenez la peine d’imaginer une personne hospitalisée. Sa famille n’a aucune connaissance médicale. Qui sera en mesure de l’informer, de la rassurer ? Ce sera le médecin. C’est ce moment précis qui restera gravé dans les mémoires. Ce contact ne vous éloignera que quelques minutes de votre ordinateur mais vous rappellera que vous soignez une personne, un être humain qui a un entourage qui l’aime et qui est inquiet.

Par conséquent, si une infirmière vous dit : « la famille aimerait vous parler », surtout considérez qu’il est de votre devoir d’accepter. Ce sera peut-être le moment le plus important de votre journée de travail.

Commentaire de Bernard Pradines :

Ce sujet est fort important. J’ai été moi-même confronté au refus de dialogue à propos de personnes de ma famille. Une nouvelle modalité de refus peut s’exprimer par un dialogue réservé à la personne de confiance. Ceci me semble inacceptable. Seul le refus du patient lui-même, pas toujours vérifié, devrait interdire la communication aux proches. Je ferai toutefois les commentaires suivants : il n’est pas toujours possible de répondre immédiatement à la sollicitation des familles. Mais il est toujours faisable de les rappeler à un moment convenu. J’ai été frappé, au cours de mon exercice en soins de longue durée par l’étonnement de certains proches devant mon appel. Au risque de paraitre prétentieux, je peux témoigner que ceci leur paraissait étonnamment rare de la part d’un médecin.

Source :

Dr Suneel Dhand

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Euthanasie contre la volonté du patient ?

Publié le par Bernard Pradines

La revue en ligne « Gènéthique » fait état d’une euthanasie qui aurait été pratiquée aux Pays-Bas contre la volonté de la patiente.

A ce propos je suis frappé par la difficulté des participants, lors de mes conférences-débats et formations de professionnels, à définir l’euthanasie. Beaucoup avancent la technique employée, d’autres ne situent pas ce geste dans des conditions précises de diagnostic, de pronostic, de légalité et de modalités. Surtout, c’est la demande de la personne qui est oubliée, confondant ainsi l’homicide et l’euthanasie.

Si l’on écoute l’ONFV (Observatoire National de la Fin de Vie) dans son rapport de 2011, la définition suivante de l’euthanasie devrait être retenue : « un tiers met intentionnellement fin à la vie d’une personne à sa demande, afin de faire cesser une situation qu’elle juge insupportable ».

L’ONFV poursuit un peu plus loin dans le même rapport en précisant cette définition :

 « Euthanasie et suicide assisté sont donc tous deux caractérisés par une demande explicite du patient de mourir, mais dans le second cas l’assistance du médecin se limite à prescrire et/ou fournir à la personne concernée les médicaments qui lui permettront de se donner la mort. »

Ainsi, il n’existerait jamais d’euthanasie « contre la volonté de la patiente ».

Sources :

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