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medecin

Madame le docteur plus efficace que Monsieur ?

Publié le par Louis Lacaze

Madame le docteur plus efficace que Monsieur ?

Une étude américaine récemment publiée dans JAMA porte sur 1 583 028 patients suivis pendant une durée de 30 jours entre 2011 et 2014. Elle révèle que lorsque des patients hospitalisés en raison de troubles cardiaques, rénaux ou de pneumonie sont soignés par des médecins de sexe féminin dans le même établissement hospitalier, les risques de décès ou de se retrouver à nouveau hospitalisés étaient légèrement inférieurs à ceux des malades suivis par des praticiens de sexe masculin.

 

La différence du nombre de décès peut paraître minime en pourcentage : 11.1% comparés à 11.5%. Mais ceci représente tout de même 32 000 décès aux Etats-Unis, soit l’équivalent du nombre de morts sur la route.

 

Si d’après des études antérieures une praticienne communique plus facilement avec les patients et se révèle plus rigoureuse sur le plan professionnel, les auteurs de cette étude-ci n’ont pas cherché à fournir d’explications susceptibles d’expliquer cette différence. Ils suggèrent que les recherches gagneraient à être approfondies pour permettre l’amélioration de la qualité des soins de l’ensemble des médecins, tous sexes confondus.

 

Sources

 

Dara Kass

Etude complète :

Yusuke Tsugawa

Publié dans soignants, médecin

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Réalité et signalement

Publié le par Bernard Pradines

Réalité et signalement

Le manque cruel de personnel soignant dans nos établissements a des conséquences parfois insoupçonnées. C’est pourquoi j’ai répertorié quelques situations anormales chez les résidents qui m’étaient rapportées de manière variable -comme médecin- par des personnels en difficulté face à des pathologies ou à des modifications de comportement. A la charge du lecteur d’en produire d’autres.

Une attitude rééducative ou stimulante, un « laisser faire la personne » au lieu de « faire à sa place» sont bien plus consommateurs de temps. Pire, la cotation tarifaire de la dépendance est en faveur du patient âgé grabataire, non de celui que l’on veut et peut dynamiser. Le risque est donc grand de « rater » une aggravation de la dépendance.

Une agitation sera plus aisément rapportée qu’un comportement trop calme. Comment ne pas comprendre que des cris nocturnes soient à la fois plus faciles à repérer et plus perturbants pour l’entourage qu’une altération anormale de la conscience ? Diminuer un traitement sédatif est toujours plus mal accepté que l’instituer.

Un poids excessif ou une prise de poids poseront davantage de problèmes de manutention que la fréquente perte de poids qui, elle, est perçue confusément comme un allègement de la charge quotidienne, surtout devant une personne obèse. Un appétit augmenté de manière pathologique sera donc potentiellement plus remarqué qu’une discrète anorexie.

Une diarrhée pourra être plus facilement signalée qu’une constipation. En effet, la première donnera davantage de travail que la seconde en termes de maintien de la propreté de la personne : changements du linge de corps et toilettes cutanées.

En conclusion, je ne prétends pas que les tendances décrites ci-dessus sont forcément conscientes et volontaires, ou même systématiques, ce qui serait une grave et injuste accusation.

Non, aussi longtemps que nous souffrirons d’une pénurie de personnels, il faudra simplement en tenir compte.

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