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prevention

Qu’entend-on par « bien vieillir » ?

Publié le par Papi

D’après une étude récente, une vieillesse réussie est une vieillesse sans cancer, ni maladie cardiovasculaire, ni diabète, ni AVC ni aucun handicap et avec une bonne santé mentale.

De nombreux gériatres contestent cette définition qui ne prend pas en compte le fait qu’on peut très bien vieillir avec des maladies handicapantes. De plus, elle présente une autre lacune : le point de vue des seniors sur le sujet n’est pas évoqué.

Une deuxième étude qui s’intéressait à des seniors présentant de deux à cinq handicaps a révélé que 71% des sondés estimaient vieillir dans de bonnes conditions. Une bonne faculté d’adaptation permet à ces personnes de continuer à vivre à peu près normalement.

Dans une troisième étude portant sur 65 personnes gravement handicapées, 78% déclarent être satisfaites de leur qualité de vie : « je ne déprime pas parce que je suis dans un fauteuil roulant » déclare un des participants.

Ces études montrent que deux facteurs importants sont essentiels pour conserver une bonne qualité de vie : d’une part garder une bonne capacité de prise de décisions dans la vie courante, c'est-à-dire rester libre de continuer un certain nombre d’activités et d’autre part conserver sa dignité, c'est-à-dire se sentir respecté en tant qu’individu. Un participant à l’enquête a regretté que trop souvent « une fois qu’on est vieux, on pense que vous ne savez plus rien ; vous encombrez plus qu’autre chose ».

Des gériatres commentant l’article reconnaissent qu’ils savent traiter efficacement les problèmes médicaux rencontrés chez les seniors mais ils se demandent s’ils les interrogent suffisamment pour découvrir l’impact émotionnel que peut avoir un handicap et agir en conséquence.

Sources

http://www.geripal.org/2013/01/successful-aging-does-not-equal-aging.html

Pour aller plus loin :

Human aging: usual and successful. Rowe JW,Kahn et al http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/3299702

Perceptions of Successful Aging Among Diverse Elders with Late-Life Disability Rafael D. Romo et al http://gerontologist.oxfordjournals.org/content/early/2012/12/10/geront.gns160.full.pdf?keytype=ref&ijkey=adzn6zebAczkGdZ gratuit

Patterns of Functional Decline at the End of Life gratuit http://jama.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=196538 Read the Full Article...

Trajectories of Disability in the Last Year of Life Thomas M. Gill et al http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa0909087#t=articleTop

The last year of life in the oldest-old http://www.geripal.org/2010/02/last-year-of-life-in-oldest-old.html

 Quality of Life in Late-Life Disability: “I Don't Feel Bitter Because I Am in a Wheelchair”

Jennifer King et al Journal of the American Geriatrics Society http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1532-5415.2011.03844.x/abstract

Publié dans prévention

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Vague de chaleur : dangers particuliers

Publié le par Bernard Pradines et Papi

A partir d’une publication récente (source NIH) librement adaptée, nous avons tenté de lister les facteurs qui augmentent le risque de présenter un coup de chaleur ou une hyperthermie mortelle en cas de vague de chaleur chez la personne âgée :

  • La déshydratation souvent surestimée quant à sa dangerosité par rapport à l’indispensable rafraîchissement environnemental et corporel très préoccupant quand on vit seul sous les toits d’une grande ville, sans climatisation. Lors de la vague de chaleur de Chicago en 1995, une panne électrique a interdit l’usage des climatiseurs. Par ailleurs, les bouches d’incendie avaient été ouvertes pour s’asperger dans la rue, ce qui avait empêché l’eau de parvenir aux étages supérieurs les plus exposés. A l’inverse, le risque d’une surhydratation préventive n’est pas nul, en particulier chez des personnes utilisant des diurétiques : ainsi la dilution du sodium peut s’ajouter à sa déperdition pour créer des désordres métaboliques bien connus pour leur retentissement neurologique.
  • L'hypertension artérielle.
  • Des pathologies cardiaques, pulmonaires ou rénales ainsi que toutes les maladies qui causent faiblesse et fièvre. Sans oublier le risque accru du fait des troubles cognitifs qui empêchent des adaptations rationnelles à la chaleur.
  • La consommation de nombreux médicaments ou des mesures diététiques  telles qu’un régime restrictif en sel.
  • La réduction de la sudation causée par des traitements tels que les diurétiques, les sédatifs, les tranquillisants et certaines médications à visée cardiaque ou antihypertensive. Ajoutons-y le rôle néfaste des neuroleptiques sur la régulation thermique  corporelle.
  • Les changements cutanés liés à l’âge tels qu’une circulation sanguine altérée ou des glandes sudoripares inefficaces.
  • Le fait d’être en surpoids ou au contraire en poids insuffisant.
  • L’usage de l’alcool.

Sources :

Publié dans canicule, prévention

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