Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

soins palliatifs

Betty Ferrell, pionnière des soins palliatifs

Publié le par Louis Lacaze

Image issue de : https://dailynews.ascopubs.org/do/dr-betty-r-ferrell-advocates-palliative-care-integration-walther-award-lecture

Image issue de : https://dailynews.ascopubs.org/do/dr-betty-r-ferrell-advocates-palliative-care-integration-walther-award-lecture

Invitée de Geripal, Betty Ferrell, infirmière de 47 ans d’expérience, retrace son long chemin professionnel qui va de l’introduction des soins palliatifs à la création de LNEC (Consortium de formation en soins infirmiers en fin de vie) actif dans plus de 180 pays 

Betty Ferrell se souvient qu’au début de sa carrière l’expression « soins palliatifs » n’existait pas et que les infirmières étaient désarmées face à la douleur des patients alors qu’elles sont les premières personnes à la constater et les plus susceptibles d’accompagner les patients au moment de leur décès. A la tête d’un petit groupe, elle a passé en revue les principaux manuels de formation des infirmières pour constater que le seul sujet abordé était : « comment annoncer de mauvaises nouvelles ». Or comment peut-on réussir à communiquer dans les dernières heures avec les patients, les familles sans posséder de bonnes compétences dans ce domaine ?

Créer une formation destinée aux infirmières dans ce nouveau domaine appelé soins palliatifs exigeait la recherche d’un financement qui fut longtemps un échec avec des arguments dans le style suivant : « les infirmières savent déjà tout ça, les infirmières n’ont pas besoin de savoir ça ». L’obstination finit par payer et une maigre subvention a permis de donner cinq cours très suivis pendant trois ans qui ont permis d’affiner le concept du consortium LNEC qui se consacre à la formation de formateurs qui à leur tour s’adresseront à un public qui ne se cantonne pas aux infirmières.

Les cours en présentiel durent deux jours complets de formation, des milliers de personnes suivent des cours en ligne, toutes ont accès aux nombreuses ressources techniques, pédagogiques disponibles en permanence et à un bulletin trimestriel. LNEC et aussi accessible par téléphone et par mail.

Betty Ferrell est fière de son bilan et juge très gratifiant son succès à l’international. Les chiffres sont régulièrement mis à jour : LNEC est actuellement présent dans 114 pays et a formé 48 000 formateurs qui ont de leur côté formé plus de 1 500 000 personnes

Commentaires de Bernard Pradines. Ce texte américain, très positif et volontariste comme souvent, évoque le problème du développement des soins palliatifs qui nécessite la formation massive des soignants….

Commentaires de Marie- Christine Montandon, ancien cadre de santé. Oui, il faudrait une formation massive des soignants, à commencer par les médecins qui prescrivent. Même dans les services dits actifs, une culture palliative serait indispensable afin de prodiguer des soins adaptés et proportionnés, et ne pas considérer l'arrêt de traitement comme un échec.
Par ailleurs, on peut constater que tous les médecins n'ont pas les mêmes compétences en terme de traitements pour la douleur ou la souffrance psychique. Certains sont frileux pour prescrire certaines molécules.
La présence d'infirmières ayant un DU en soins palliatifs ou en éthique est un plus dans les services et dans les Ehpad, même si elles se heurtent souvent aux réticences des médecins traitants et ce, lorsqu'ils se considèrent comme seuls détenteurs du savoir.

Publié dans éthique, soins palliatifs

Partager cet article
Repost0

L’engouement pour la mort assistée (34) : la dyspnée, cette sous-estimée

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : https://www.youtube.com/watch?v=b_6kx7TfbNg

Image issue de : https://www.youtube.com/watch?v=b_6kx7TfbNg

L’engouement pour la mort programmée et assistée en Occident est un phénomène nouveau et massif qui est plurifactoriel dans ses origines. Parmi elles se trouve bien sûr la crainte de l’agonie subie en état de conscience dans des conditions cruelles. La référence à un proche qui est mort dans des conditions inacceptables vient souvent à l’appui de cette peur bien légitime. Les acteurs des soins palliatifs avancent souvent l’argument de la promesse de soulagement en réponse à des demandes de mort anticipée censée éviter les situations pénibles. Autrement dit, les requêtes d’euthanasie se tarissent presque toujours quand le patient est soulagé de ses symptômes inconfortables et rassuré quant à leur retour éventuel.

Parmi les symptômes redoutés en fin de vie, l’un d’eux est demeuré prédominant dans la pensée collective, y compris médicale : la douleur, souvent identifiée à la souffrance. Un autre, pourtant fréquent et d’apparition souvent brutale, voire inattendue, est la dyspnée. Il s’agit d’une sensation subjective de respiration inconfortable altérant de façon significative la qualité de vie des patients. Ce symptôme doit être diagnostiqué et ses causes analysées afin d’apporter une réponse adéquate. Ce fut l’objet de la présentation du Dr Laurent Taillade, pneumologue en soins palliatifs lors du dernier congrès de la SFAP [1] en juin 2024 à Poitiers (France). La nécessité de la formation des personnels médicaux et paramédicaux y fut soulignée à juste titre. Par exemple, la saturation artérielle en oxygène (SaO2) est trop souvent considérée comme un critère fiable d’appréciation de la dyspnée.

 

[1] SFAP :  Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 > >>