Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

soins palliatifs

Une pause pour exposer le sens de notre action

Publié le par Bernard Pradines

Une pause pour exposer le sens de notre actionUne pause pour exposer le sens de notre action

GérontoLiberté s’achemine vers son douzième anniversaire. Merci à nos fidèles lecteurs.

Nous avons perçu une difficulté à la lecture de nos textes qui semblent pessimistes car s’appesantissant davantage sur la vieillesse dépendante et malade, voire en fin de vie, que sur celle, espérée, faite de joie de vivre en famille, de rencontres et de voyages. Ainsi, il demeure difficile de prendre soin des personnes en EHPAD, en partie car la perspective d’entrée dans ces structures est redoutée par une écrasante majorité de nos concitoyens.

De fait, nous sommes tous tiraillés entre deux pôles de la même réalité. D'une part la vieillesse sage au risque de la dominance (sénat romain…), d'autre part celle des vieilles sorcières du Moyen-Âge. Actuellement c’est d’une part celle qui est adulée pour les services rendus à la famille, voire courtisée pour ses possibilités de consommation, d’autre part la vieillesse souffrante, ou pire maltraitée. Ces ambivalences ne s'arrêtent pas là et peuvent tourner autour des pulsions de vie et de mort individuelles et collectives.

 Toute la difficulté, en effet, est de savoir rendre compte de ces contradictions sans verser exclusivement dans l’un ou l’autre des constats. Notre interrogation première pourrait se résumer ainsi : quelle image, quelle représentation de la vieillesse est dominante dans notre société actuelle ? En quoi un des versants est-il volontiers oublié, en tout cas sous-estimé ? Au fond, que voulons-nous voir et quand détournons-nous notre regard ? Si le courage, comme le disait Jean Jaurès, c'est de chercher la vérité et de la dire, une conduite nous est dictée qui repose sur l’écoute, la connaissance, et non sur la seule croyance qui peut nous satisfaire.
Tout un programme sans fin.

Alors, nous ne nous tairons pas en 2025, poursuivant modestement l’œuvre des prédécesseurs dont le docteur Lucien Mias, mort le 13 mai 2024 à l'âge de 93 ans, et le docteur Christophe Trivalle  le 20 décembre 2024 à l’âge de 63 ans. Des exemples à suivre jusqu’à la fin de nos capacités.

Partager cet article
Repost0

…

Betty Ferrell, pionnière des soins palliatifs

Publié le par Louis Lacaze

Image issue de : https://dailynews.ascopubs.org/do/dr-betty-r-ferrell-advocates-palliative-care-integration-walther-award-lecture

Image issue de : https://dailynews.ascopubs.org/do/dr-betty-r-ferrell-advocates-palliative-care-integration-walther-award-lecture

Invitée de Geripal, Betty Ferrell, infirmière de 47 ans d’expérience, retrace son long chemin professionnel qui va de l’introduction des soins palliatifs à la création de LNEC (Consortium de formation en soins infirmiers en fin de vie) actif dans plus de 180 pays 

Betty Ferrell se souvient qu’au début de sa carrière l’expression « soins palliatifs » n’existait pas et que les infirmières étaient désarmées face à la douleur des patients alors qu’elles sont les premières personnes à la constater et les plus susceptibles d’accompagner les patients au moment de leur décès. A la tête d’un petit groupe, elle a passé en revue les principaux manuels de formation des infirmières pour constater que le seul sujet abordé était : « comment annoncer de mauvaises nouvelles ». Or comment peut-on réussir à communiquer dans les dernières heures avec les patients, les familles sans posséder de bonnes compétences dans ce domaine ?

Créer une formation destinée aux infirmières dans ce nouveau domaine appelé soins palliatifs exigeait la recherche d’un financement qui fut longtemps un échec avec des arguments dans le style suivant : « les infirmières savent déjà tout ça, les infirmières n’ont pas besoin de savoir ça ». L’obstination finit par payer et une maigre subvention a permis de donner cinq cours très suivis pendant trois ans qui ont permis d’affiner le concept du consortium LNEC qui se consacre à la formation de formateurs qui à leur tour s’adresseront à un public qui ne se cantonne pas aux infirmières.

Les cours en présentiel durent deux jours complets de formation, des milliers de personnes suivent des cours en ligne, toutes ont accès aux nombreuses ressources techniques, pédagogiques disponibles en permanence et à un bulletin trimestriel. LNEC et aussi accessible par téléphone et par mail.

Betty Ferrell est fière de son bilan et juge très gratifiant son succès à l’international. Les chiffres sont régulièrement mis à jour : LNEC est actuellement présent dans 114 pays et a formé 48 000 formateurs qui ont de leur côté formé plus de 1 500 000 personnes

Commentaires de Bernard Pradines. Ce texte américain, très positif et volontariste comme souvent, évoque le problème du développement des soins palliatifs qui nécessite la formation massive des soignants….

Commentaires de Marie- Christine Montandon, ancien cadre de santé. Oui, il faudrait une formation massive des soignants, à commencer par les médecins qui prescrivent. Même dans les services dits actifs, une culture palliative serait indispensable afin de prodiguer des soins adaptés et proportionnés, et ne pas considérer l'arrêt de traitement comme un échec.
Par ailleurs, on peut constater que tous les médecins n'ont pas les mêmes compétences en terme de traitements pour la douleur ou la souffrance psychique. Certains sont frileux pour prescrire certaines molécules.
La présence d'infirmières ayant un DU en soins palliatifs ou en éthique est un plus dans les services et dans les Ehpad, même si elles se heurtent souvent aux réticences des médecins traitants et ce, lorsqu'ils se considèrent comme seuls détenteurs du savoir.

Publié dans éthique, soins palliatifs

Partager cet article
Repost0

…

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 > >>