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suicide assiste

L’engouement pour la mort assistée (28) : la dimension thérapeutique du droit

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : https://www.ccifrance-myanmar.org/en/news/droit-international-de-la-famille-et-expatriation

Image issue du site : https://www.ccifrance-myanmar.org/en/news/droit-international-de-la-famille-et-expatriation

Le droit d’accès aux soins palliatifs a été affirmé dans la loi du 9 juin 1999, disposition malheureusement encore théorique, ceci 25 années après la promulgation de cette loi.

Ont suivi les lois de 2005 et 2016 qui accompagnent la médecine dans le soulagement des patients en fin de vie. Il s’agit de la dimension thérapeutique du droit. Un droit qui se place aux côtés de la médecine en prévoyant des dispositifs destinés à soulager les personnes malades[1].

En ce sens, le projet de loi du 10 avril 2024 présenté à l’Assemblée nationale française était une rupture profonde avec cette dimension, cette vocation thérapeutique du droit. Celui-ci n’aurait plus été considéré comme un auxiliaire de la médecine[2].

Très différent serait un droit opposable aux soins palliatifs, adopté à la majorité des présents lors du débat du printemps 2024 sur la fin de vie en France à l’Assemblée nationale. Ce droit vise à garantir l’accès aux soins palliatifs pour tous les patients en fin de vie, malgré l’opposition du gouvernement[3],[4].

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Question de point de vue sur le grand âge

Publié le par Véronique Lefebvre des Noëttes

Les soignants en gériatrie ne voient pas les mêmes personnes que ceux qui sont « spécialistes » d’une longue, belle, active et fructueuse retraite...

 Nous avons affaire à des malades alors que la vieillesse n’est pas une maladie... Ils ne représentent que 5 à 10% des personnes âgées de plus de 80 ans ne pouvant rester chez eux du fait de leurs handicaps multiples y compris le plus fréquent : la maladie d’Alzheimer ou apparentés en phase avancée. Ce sont précisément ces personnes les plus vulnérables que la société ne veut pas voir, ne souhaite plus prendre en charge ou alors de manière dégradée comme on le voit dans certains EHPAD. Dans mon hôpital gériatrique, je n’ai plus de soignants, nous avons perdus 400 lits en 4 ans… alors que certains représentants de mutuelle, telle la MGEN, des hommes politiques, une majorité de Français, se disent favorables à une loi extrêmement élargie sur la fin de vie y incluant les personnes âgées dont je m’occupe au quotidien. Ceci « au nom de la fraternité et de la liberté » ou pour faire des économies. Elles sont éligibles à l’aide active à mourir, c’est-à-dire au suicide assisté et/ou à l’euthanasie ! Cela étant présenté comme l’unique solution aux souffrances des malades chroniques rendant éligibles les malades d’Alzheimer et les malades psychiatriques ou les handicapés mentaux...

 Le fossé est profond entre la réalité du terrain d’une part, d’autre part la société civile qui attend tout des soignants sans leur en donner les moyens (pas assez de soins palliatifs), les politiques qui s’apprêtent à voter une loi qui sera de fait inique, inapplicable, avec un délit d’entrave pour ceux (dont je serai car je suis psychiatre) qui n’euthanasieront pas les malades qui font des tentatives de suicide.

 Il faut beaucoup plus de nuances de délicatesse, de courage pour comprendre tout ce qui se joue en fin de vie… et ce sont majoritairement des personnes âgées qui décèdent …

 Je me permets de vous joindre mon dernier article sur le suicide des personnes âgées qui, je le rappelle, est toujours un drame :

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