Tous les bons médecins sont à l’écoute des infirmières

Publié le par Louis Lacaze

Si, dans toutes les séries médicales, les futurs praticiens écoutent religieusement les professeurs qui leur dispensent une masse impressionnante de connaissances, le tableau est loin d’être complet. Une grande partie de l’enseignement dépendra de la compétence, de la pédagogie,  de la générosité des infirmières. Elles sont les héroïnes méconnues de l’histoire de la médecine, les fantassins en première ligne, en contact constant avec les malades, les familles, combattant la douleur et la maladie.

 

Le Dr Williams est persuadé que les infirmières ont fait de lui un meilleur médecin. Elles lui ont appris à poser une perfusion, une sonde urinaire, à côtoyer la mort, à apporter du réconfort. Elles enseignent aux  jeunes praticiens la compassion, l’intuition clinique si précieuse à nos yeux. Lorsqu’elles vous disent que « quelque chose ne va pas », ou bien que « vous pourriez donner un coup d’œil à ça ?», vous avez tout intérêt à en tenir compte.

 

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M
En résumé, dans ma carrière d'infirmier en gériatrie, j'ai connu en autre trois situations bien différentes:<br /> - Mon premier chef de service était très distant, Se comportant comme un "dictateur officinal", n'hésitant pas à ou en paroles souvent insultantes et blessantes et même à molester son personnel en acte, en le bousculant physiquement. Il ne passait qu'une fois par semaine dans le service et exigeait que sa "cour" le suive à bonne distance, transportant tout son matériel personnel incluant tous les appareils de contrôle médicaux du service. Le chariot de transport était interdit, son nécessaire de toilette et de désinfection devait lui être présenté, même s'il ne touchait pas la porte de la chambre ou le patient lui-même. Impensable de poser des questions ou de donner son avis. Le dialogue était restreint, interrogation de sa part, réponse attendue la plus brève possible. Si on s'aventurait à transgresser les usages, il utilisait son regard dédaigneux, une parole cinglante ou l'indifférence.<br /> - Le second issu d'un secteur pédiatrique, remisé chez les personnes âgées pour incompatibilité générale avec l'administration, était tout le contraire du premier. Très doux, il ne prenait pas le risque de discuter ou de s'opposer à son personnel. Il s'efforçait d'être discret et passait son temps à s'effacer et à se faire oublier. Il ne tenait pas compte des observations de son équipe encore moins de ses conseils. Il nous disait "faut avancer". Plus vite c'était fini, plus vite son calvaire s'achevait. Bien souvent les traitements qu'il prescrivait étaient insuffisants car les doses étaient pédiatriques. Nous avons mis des années pour lui faire changer d'attitude. Ce fut une stagnation et même une régression dans l'exercice de ma profession.<br /> - La troisième situation. Lassé et fatigué par toutes ces années sans intérêt, le poste de chef de service allant se libérer, j'ai pris mon courage à deux mains pour interpeller un médecin plus jeune, mieux formé, plus dynamique, plus à l'écoute et surtout plus abordable et plus humain. Résultat : quelques mois plus tard nous œuvrions ensemble auprès des patients dont je m'occupais. Nouvelles méthodes, nouvelle approche des patients, parfaite communication avec tout le personnel qui avait droit à une formation permanente, ne parlons pas de sa disponibilité qui était sans faille. Nous avons travaillé dix-huit années ensemble sans un seul accroc alors que parfois nous n'étions pas du tout du même avis. On avait le droit et même le devoir de donner son opinion. C'est ma mise à la retraite qui nous a séparés. J'aurais bien signé pour notre collaboration se prolonge plus longtemps.<br /> En conclusion.<br /> - C'est possible que les infirmières aient fait du Docteur Williams un meilleur médecin, moi je puis vous dire que ce dernier médecin a fait de moi un soignant plus performant, plus motivé et c'était tout bénéfice pour les personnes soignées. On ne peut pas œuvrer dans ce milieu sans se décourager, sans être rattrapé par le burn-out, sans une étroite collaboration et un profond respect de l'autre.
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D
Comme toutes les bonnes infirmières sont à l'écoute des aides soignantes...<br /> La richesse d'un professionnel de santé d'un point de vue personnel réside dans le fait que celui ci soit en mesure de comprendre le rôle propre de chacun pour que dans un esprit de cohésion pluridisciplinaire et dans un intérêt commun le prendre soin du patient soit au plus juste. <br /> Certainement de plus en plus utopiste dans nos structures de soins eu égard au contexte actuel.
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