En Belgique, études et obéissance

Publié le par Paul

En Belgique, les études para-médicales, particulièrement celles d'infirmier(e)s, mettent l'accent sur l'étude et l’obéissance ( comme, par exemple, le strict respect des prescriptions ) mais ne forment pas à l'esprit critique, ni même à la simple écoute de l’autre. Dans ma longue carrière en gériatrie, j'ai souvent vu des infirmières poser sans réflexion des gestes intolérables ( comme, par exemple, des contentions systématiques) et continuer indéfiniment sans se remettre en question, sans tenir compte des conséquences catastrophiques entraînées par ces pratiques.

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Publié dans contentions, formation, éthique

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A
En Belgique les formations para-médicales (Kinés) sont de niveau universitaire et la recherche masso-kinésithérapique est belge, québécoise et même argentine (cf. DLM, technique Leduc) mais pas encore française et bientôt, même marocaine et biélorusse! (cf. plan de formation européen pour les pays limitrophe de l'Europe!)
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A
"En Belgique, les études para-médicales...mettent l'accent sur l'étude et l’obéissance ( comme, par exemple, le strict respect des prescriptions ) mais ne forment pas à l'esprit critique, ni même à la simple écoute de l’autre." Docteur, vous vouliez parler de la France, je pense? ;-)
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A
le seul souci, c'est quand on &quot;ose&quot; dire que l'on n'est pas d'accord avec la prescription, il y a toujours un prescripteur pour s'insurger de cet &quot;affront&quot;: &quot;mais de quel droit, vous....&quot;<br /> alors, la solution? <br /> Partir ou fermer sa g.. et s'en rendre malade
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P
Bonjour,<br /> Je pense qu'Anonyme a raison de souligner cette situation. Au fond, tout existe : des configurations où le prescripteur fait participer l'équipe et les familles, voire les bénévoles. L'attitude traditionnelle persiste encore : celle que décrit Anonyme. Merci pour votre participation au débat.
L
Les infirmiers(ères) ont un héritage très lourd (j'ai fait mes études il y a 40 ans - seulement ! - avec obligation de mettre un voile sur la tête !!!) et la relation ancillaire médecin/IDE (encore très souvent homme/femme) est encore bien trop entretenue par un fond (excusez moi, ceux qui ne sont pas concernés) de domination masculine, et aussi par le refus de beaucoup d'IDE de déployer leur professionnalisme en occupant le terrain de leur rôle propre et en laissant les AS agir à leur place et seuls. Et il faudra encore du temps pour un véritable affranchissement, qui passera aussi par une intelligence de la collaboration entre tous les acteurs du soin (IDE/médecin, IDE/AS et IDE avec tous les soignants &quot;spécialisés&quot;.<br /> Mais le changement, ça peut être aussi ... maintenant !
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