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EHPAD : le cadre se rebiffe

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du blog suivant : http://djayesse.over-blog.com/le-cave-se-rebiffe-gilles-grangier-1961.html

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Avertissement : des émissions récentes de télévision, les mouvements de l’hiver 2018 ouvrent progressivement les yeux de la population française sur des réalités qu’elle ne voulait pas voir. Le témoignage ci-dessous ne peut pas être signé par son auteur pour des raisons personnelles de sécurité. Aussi,  j’ai décidé de le publier à mon nom car la vérité de certains lieux, encore trop nombreux, ne doit plus être cachée dans un pays qui se veut démocratique.

La réalité de la concurrence est le moteur intime de la loi du silence. Elle est consubstantielle d’un système de gestion qui se veut libéral en apparence. Préserver l’image de l’entreprise d’hébergement est crucial, quitte à menacer les uns, le plus souvent les salariés captifs de leur emploi et à mentir aux autres, le plus souvent les familles des résidents actuels ou futurs. La publicité pour toute la société fera le reste.

Les groupes financiers des EHPAD ne demandent qu'une chose : c'est que tous leurs employés obéissent et adhèrent à leur propre projet d'entreprise qui est l'augmentation de leurs profits.

Or le discours officiel revendique le bien-être des personnes hébergées ... Une contradiction ou plutôt un antagonisme qui ne semble pas gêner outre mesure ceux qui en sont les auteurs.

Certains employés, tels que moi, repèrent assez vite tout ce qui ne va pas dans le sens du bien-être des personnes. C'est à partir de ce moment que ces salariés sont perçus comme dangereux, puisque révélant ainsi  le projet caché du groupe. Il est facile d'éjecter ceux qui ne se plient pas au projet d'augmentation des bénéfices à n'importe quel prix. Les sujets qui ne veulent pas adhérer à une cause que je qualifierai de mortifère doivent être éliminés. A cette fin, les moyens ne manquent pas …  

On peut parier sur la vie plus forte que la mort. Pourtant l'Histoire nous l’a montré à de nombreuses reprises, il y eut beaucoup de sacrifiés pour défendre la vie.

Au niveau des cadres, les groupes ont une stratégie un peu différente : augmenter leurs salaires afin d’acheter leur silence et les faire adhérer au projet d'accroissement des bénéfices.

Tout cadre que j'étais, je n'ai jamais été traité comme tel : sentant le vent de la vérité souffler de ma bouche, je fus bizarrement écarté des réunions de direction où les objectifs financiers étaient abordés.

C'est la frayeur envers moi des dirigeants qui les a fait me maltraiter. Car ceux qui n’avaient pas peur savaient collaborer avec moi ; nous cherchions ensemble des solutions aux problèmes rencontrés. Comme dans une organisation disciplinaire aux ordres, ce fut le terme militaire d’insubordination qui me valut officiellement ma mise à pied. C'est le mot employé pour ceux qui refusent la loi du silence !

J’ai toujours considéré que les familles devraient demander le détail des budgets financiers, sinon rien ne pourra changer. Il est fort étonnant que les familles ne se l’autorisent pas : comment donc est dépensé l'argent qu'elles versent aux EHPAD ? La peur ici aussi, la crainte des représailles sur leur parent et l’esprit consumériste l’emporteraient-ils ?

La route sera longue mais elle n’est pas impraticable. Ne méprisons pas l’avenir.

 

Pour mieux comprendre :

  • Voir le fichier lié au format pdf.
  • Lien ci-dessous :

 

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Chirurgie : quand l'âge devient un facteur de risque

Publié le par Louis Lacaze et Bernard Pradines

Chirurgie : quand l'âge devient un facteur de risque

Les interventions sur la vésicule biliaire, la thyroïde, une hernie ou l’ablation d’un sein font partie de la routine d’un chirurgien. Toutefois le cas des seniors soulève de plus en plus fréquemment une interrogation chez le praticien : le patient est-il fragile ?

 

La fragilité implique des réserves diminuées sur le plan physique, des difficultés possibles au niveau de l’anesthésie, des infections, des complications hémorragiques ou thromboemboliques. Plus le patient est fragile, plus le risque est élevé, multiplié par deux à quatre chez les patients âgés. Cependant, le pourcentage des complications dans cette population demeure inférieur à deux pour cent. Dans une majorité des cas, la récupération sera longue et le patient ne retrouvera pas l’ensemble de ses capacités antérieures.

 

De nombreux auteurs recommandent que la décision d’opérer ne soit prise qu’après une concertation avec le patient et sa famille. Est-il préférable d’opérer ou de ne rien faire ? N’y a-t-il pas d’approche moins radicale, une modalité d’anesthésie différente, des alternatives possibles ?  

 

Certaines mesures permettent de limiter les risques. Une bonne hygiène de vie, une alimentation contrôlée, l’exercice physique pendant plusieurs semaines avant l’opération augmentent fortement les chances de succès et diminuent le risque pour la famille de s’entendre dire que « l’opération a réussi mais le patient est mort ».

 

Commentaires de Bernard Pradines : intéressante vision des risques de complications postopératoires. En France, la coopération d’un gériatre sera plus facilement proposée, au moins sur le papier. L’insistance sera portée davantage sur les pathologies  que sur l’âge de l’état-civil. Par ailleurs, les modalités anesthésiques, pourvu qu’elles soient correctement effectuées,  demeurent incertaines quant à leur rôle dans la genèse des complications. Enfin, le consentement du sujet âgé sera mis en avant, la famille n’ayant pas en principe à prendre des décisions pour son parent.

 

Source

Paula Span :

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